‹ Histoire de madame du BarryChapitre 150 sur 304 · Chœur final d 'Œdipe, acte V · texte numérisé non relu

Chœur final d 'Œdipe, acte V

Littérairement, cette dédicace est mal écrite ; tel était le jargon singulier que l’auteur s’était fait1; le style en est prétentieux, obscur, à peine intelligible. Au fond, les éloges de la Morlière n’ont pas la fadeur mythologique de ceux de Cailhava. Il rffest plus question d’une Hébé ni d’une Cythérée, c’est d’une personne vivante qu’il s’agit, elle est affable, bienfaisante, elle possède un heureux caractère et tous les dons de la beauté... C’est presque un portrait, d’après nature, par quelqu’un qui aurait fréquenté l’original, et il n’y aurait là rien d’impossible! Jacques Rochette de la Morlière et Jean du Barry étaient nés l’un et l’autre vers 1720, ils avaient donc identiquement Je même âge ; ils avaient couru la même carrière d’aventures, il y avait entre eux trop de points communs pour qu’ils ne se fussent pas rencontrés dans les basfonds de la vie parisienne2. La Morlière était le fervent admirateur et l’imitateur de Crébillon le jeune3, du Barry était le commensal du même auteur. La Mor-

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