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LES LOGES DE NANTES. 331
clu livre a eu lieu le 29 mars 1770 au bureau de la censure1 et qu’il a été approuvé par Marin celui que Beaumarchais a couvert de ridicule dans ses Mémoires.
Malgré cette approbation, une note nous apprend que le livre fut suspendu par M. le chancelier, et qu’il ne fut approuvé définitivement que le 10 mai.
Comment expliquer cette suspension? A-t-on craint que l’ouvrage ne fût dirigé contre madame du Barry ou que le nom du roi se trouvât compromis par les passages que nous avons rapportés ? L’autorisation était donnée pour trois ans au libraire Valade.
Les Affiches et avis divers du 25 avril 1770 contiennent une annonce du Royalisme et elles nous en font connaître le prix qui était de trois livres. Suit un compte rendu bien fait de l’ouvrage, le style et la gravure sont sainement appréciés, le journal était alors rédigé par Querlon.
Nous ne savons quelle a pu être la récompense obtenue par le sieur de Limairac : nous n’en avons trouvé aucune trace. On peut supposer qu’elle a dû être proportionnée aux louanges distribuées au roi et à sa favorite. De Lantier, pour une pièce de vers agréable, avait obtenu 1200 livres de pension et un poste de secrétaire d’ambassade. A ce taux, de Limairac aurait dû recevoir un bon prix de son livre, mais M. de Choiseul était plus généreux que le roi et il était ministre des affaires étrangères.
L’histoire de l’infanterie française par Suzanne parle d’un régiment, appelé de Saint- Aunez qui avait été levé le 24 janvier 1632, par Henry Bourcier du