‹ Histoire de madame du BarryChapitre 212 sur 304 · Revue de Paris , 1829, p · texte numérisé non relu

Revue de Paris , 1829, p

M. Thiers disait en 1846 : « Quand la monarchie descendit de madame de Pompadour à madame du Barry, M. de Choiseul, s’arrêtant dans cette voie de bassesse, s’écria que c’était trop et donna sa démission, il se retira à Chanteloup. Malheureusement le génie de la France s’y retira avec lui1. » Senac de Meilhan n’a pas été dupe de cette méprise.

« Le public, dit-il, se figura que c’était par vertu et par des principes de décence que le duc de Choiseul, était opposé à madame du Barry et, d’après cette opinion, dénuée de fondement, il devint l’idole des magistrats, de leurs nombreux partisans, des gens vertueux et enfin du public entier2. »

C’est que Senac de Meilhan3, quoique créature de madame de Gramont, était un contemporain et qu’il n’était pas possible de le tromper sur des faits qui étaient à sa connaissance personnelle. Aussi son témoignage se trouve-t-il corroboré par l’autorité d’un autre témoin non moins bien placé pour être exactement informé des mêmes circonstances. A la date du 2 novembre 1769, madame du Defîant, dans une lettre que nous avons déjà citée, raconte que :

« Le grand-papa (M. de Choiseul) est de très bonne humeur quoiqu’il ne soit pas sans inquiétude à l’égard de la dame (madame du Barry) il reçoit journellement de petits dégoûts, comme de ne pas être nommé ou appelé pour les

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