Y. Lacretelle , IV, p
forte du Piémont. L’original de l’état de services porte: « A l’attaque du château Dauphin, Agénois dangereusement blessé à la tête1. » *
« Madame delà Tournelle, dit Maurepas, fut blessée du même coup, ce qui a un moment contristé le roi2. Le duc de Luynes ajoute « que d’Agénois étoit fort amoureux d’elle et qu’elle ne se cachoit pas de l’aimer3. »
« Guéri de sa blessure, M. d’Agénois se trouva au siège de Goni, place très fortifiée : là, il est blessé de nouveau; cette fois, à la jambe, ce qui ne l’empêche pas d’assister à la bataille de la Madona del Ulmo où il combat (nous copions Pinard) avec la plus grande valeur. Il est nommé brigadier; il fait, en cette qualité, les campagnes de 1745 et 1746, il figure au siège de sept places, au combat de Refudo et il est fait prisonnier dans Asti dont la garnison tout entière, commandée par M. de Montai , est obligée de se rendre.
« Échappé, au mois de juin 1747, il va rejoindre son régiment à la Seyne, passe à Gênes et contribue à la défense de cette ville, il prend part aux combats de Campomorone, Arenzano, Sarzane.
« Il est fait maréchal de camp le 1er janvier 1748 et continue d’être employé à Gênes. Il assiste à la prise du château de Lavenza, de Verago, à la défense de
1. C’est ce que Pinard traduit ainsi « il reçut une blessure considérable à l’attaque du château Daüphin, ce qui l’empêcha de servir au siège de Demont. Considérable , le mot quoique expressif est vague ; l’état de services notis apprend que c’était une blessure honorable puisqu’elle était à la tête et de plus qu’elle était grave.