‹ Histoire de madame du BarryChapitre 240 sur 304 · V. ci-dessus, p. 14. Abbé Georgel, vol. I. p · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, p. 14. Abbé Georgel, vol. I. p

N’était-ce pas lui donner une arme redoutable contreelle , tandis qu’elle pouvait s’adresser secrètement au roi et parvenir à son but, sans même que le duc de Choiseul eût connaissance de sa démarche. M. d’Arcambal était très certainement au nombre des amis de madame du Barry. Il est souvent cité dans ses comptes comme recevant d’elle des sommes assez fortes sans doute pour pertes de jeu *.

Mais il pourrait l’avoir connue comme Sainte-Foy, car il était comme lui d’une famille de financiers et spécialement de payeurs des rentes de l’Hôtel de Ville1 2.

La recommandation de madame du Barry au duc de Choiseul prouve qu’à cette époque il n’y avait pas entre eux guerre déclarée, sans quoi elle ne lui aurait rien demandé ou elle aurait pris un autre ton. Son langage est celui de la confiance, probablement elle espérait encore désarmer les rigueurs du ministre. C’est l’attitude qu’elle a toujours eue, qu’elle conserva jusqu’au dernier moment, au rapport des témoins les plus autorisés 3.

Cette disposition d’esprit, qui tenait à son caractère, au sentiment de sa position, devait encore être fortifiée par son désir extrême de plaire à la Dauphine. La trêve dont nous avons parlé 4 existe donc encore à la date où nous nous plaçons. Elle fut troublée par une scène survenue, non pas entre les acteurs principaux de notre récit, mais entre leurs entourages plus ardents qu’eux-mêmes ; laissons-la raconter à M. de

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