Souvenii's de Lévis , p
Gramont, trois mois plus tard, récit fort circonstancié \ il n’est pas parlé de ces deux autres dames de la cour qui auraient été exilées, trois mois auparavant. Madame du Defïand, très peu portée à atténuer les faits à la charge de madame du Barry n’a parlé non plus que de madame de Gramont. Une note ancienne apposée, sur la correspondance avec Walpole, s’explique sur ce point avec détails : « La comtesse de Gramont. avait été exilée à quinze lieues de la cour et de Paris (ce chiffre de quinze lieues est le même que celui de Mercy) pour quelque manque supposé d’attention ou de complaisance envers madame du Barry, dont plusieurs autres dames de la cour s’étaient également rendues coupables. Elle fut choisie pour donner un exemple de punition qu’on jugeait nécessaire 1 2. » Yoici ce que dit de cette aventure, le prince de Ligne, dans ses mémoires inédits publiés par la Revue nouvelle3 4:
« A en croire des anecdotes que l’on a mise sur mon compte, j’aurois dit (peut-être que cela est vrai), le jour, où je trouvai toute la cour de Louis XV sens dessus dessous, parce qu’on avoit exilé la comtesse de Gramont pour avoir passé avant madame du Barry, en lui donnant un coup de vertugadin : Voilà ce que c’est que d’en avoir un et de ne pas avoir de considération (c’est ainsi qu’on nomme une espèce de Paniers). A propos de cela, la maréchale du Luxembourg dit qu’il n’y avoit que trois vertus en France : vertuchou , vertubleu et vertugadin *.