‹ Histoire de madame du BarryChapitre 244 sur 304 · Tome Vil, p. 106. Paris · texte numérisé non relu

Tome Vil, p. 106. Paris

4. « On pouvoit être plus piquante, il étoit impossible d’être plus aimable... Leroi Louis XV avoit pour elle une véritable amitié,

Mercy écrit à Marie-Thérèse le 24 septembre de Paris :

« Ce même jour je parlois au duc de Choiseul du prochain voyage à Chantilly, où toute la cour devoit se rendre et se trouver pendant deux jours vis-à-vis de la comtesse du Barry. Ces sortes d’occasions sont toujours très délicates pour madame la Dauphine ; je priai le duc de Choiseul d’être très attentif à tout ce qui pourroit survenir, et de donner à madame l’archiduchesse tels conseils que les circonstances exigeroient ; le ministre me le promit, et, dès le même soir, j’en prévins S. A. R., afin qu’elle sût à qui s’adresser, dans le cas où il lui surviendroit le moindre embarras. Je la suppliai en môme temps de s’observer de très près et de ne point donner prise aux remarques que l’on chercheroit à faire sur la favorite.

« Le 27, madame la Dauphine alla à la chasse, et, le 28, à Chantilly; j’appris ensuite par le duc de Choiseul que S. A. R. s’y étoit conduite de la façon la plus agréable pour le Roi et pour toutes les personnes qui étoient de ce voyage, pendant lequel il ne survint aucun événement.

« Madame l’archiduchesse ne s’y trouva point dans le cas de parler à 1a. comtesse du Barry, et cette dernière n’eut pas non plus le moindre sujet de se plaindre1. Le Roi parut extrêmement content de madame la dauphine. »

On ne peut s’empêcher de remarquer une singulière contradiction dans le plan de conduite que se proposait M. de Mercy. Il voulait éviter de donner prise à des remarques que l’on chercherait à faire sur

il lui en donna plus d’une fois la preuve en payant des dettes que le goût du jeu et des dépenses immodérées lui firent contracter,

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