‹ Histoire de madame du BarryChapitre 245 sur 304 · Correspondance secrète , vol. I, p · texte numérisé non relu

Correspondance secrète , vol. I, p

l’attitude de la Dauphine envers la favorite et en cela, il suivait les intentions de Marie-Thérèse, mais en même temps il remettait Marie-Antoinette entre les mains du duc de Ghoiseul, ce qui n’était pas un moyen d’atteindre son but d’éviter les complications. Aussi la Dauphine n’adresse-t-elle pas une parole à madame du Barry , ce qui nous paraît fort digne assurément, mais ce qui est en pleine contradiction avec le désir de la sacrée Majesté aux pieds de laquelle son confident se prosterne. On le voit dans la réponse de Marie-Thérèse du 2 octobre, où nous lisons : « Je vous envoie sa lettre (celle de Marie-Antoinette), elle ne paraît nullement entrer dans mon esprit... Elle dit de la Mazarin qu’elle se jetait au parti de la favorite et qu’elle s’est moquée d’eux... Je crains qu’elle se prévienne toujours plus1.» Ceci nous importe peu au reste, ce que nous devons seulement constater c’est que M. de Mercy ne relève aucune inconvenance à la charge de la favorite, aucune faute, quoique, dit-il, l’occasion fût délicate et quelle eût pour juge M. de Choiseul.

Les lettres qui suivent n’ont trait qu’à des intrigues subalternes pour des places de dames du palais, de femmes de chambre et autres objets de pareille importance. Madame la comtesse de Noailles, mécontente des procédés de la Dauphine envers elle, veut se démettre de sa charge... Mercy prévient M. de Ghoiseul, ils agissent l’un et l’autre auprès de Marie- Antoinette pour lui faire comprendre la gravité de cet incident : « Si la comtesse de Noailles venoit à se retirer, dit M. de Mercy, sa place pourroit être don-

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