Besenval, Mémoires , t. Ier, p
JEAN DU BARRY
sorte d’intrigue où la duplicité supplée au génie ’.»
Ce portrait est bien saisi et plus instructif que toutes les caricatures grossières, injurieuses des libellistes. On voit ici du Barry représenté au naturel, il a des dehors séduisants, la mise d’un seigneur, la physionomie fine, la repartie vive et heureuse2. Il fait au besoin des vers, probablement des bouquets à Chloris plus ou moins fades suivant la mode du temps, mais où il excelle, c est dans 1 intrigue, c’est à se pousser par la duplicité, les faux-semblant. Ce sont là ses voies, ses quali lés distinctives, son génie plus ou moins pervers, si tant est qu on puisse prononcer ce mot en pareil cas.
Quelque ressemblante que soit cette peinture, elle n’est pas complète, elle laisse dans l’ombre un côté intéressant du modèle, un des attributs qui lui ont valu un surnom auquel il doit la flétrissure de l’immortalité.
On lit dans les Mémoires de madame du Hausset