‹ Histoire de madame du BarryChapitre 64 sur 304 · V. à l'appendice · texte numérisé non relu

V. à l'appendice

JEAN DU BARRY

Rançon fait des déclarations conformes : lien résulte clairement qu’un marché honteux a été passé entre les parents de Jeanne et le sieur du Barry ; ils abdiquent leur indépendance et vont vivre pêle-mêle avec l’homme qui entretient publiquement leur fdle : ils reçoivent le prix du déshonneur de leur propre enfant : pretium stupri : rien n’est plus cynique, plus affligeant que ce spectacle.

Voyons comment du Barry s’y prendra pour masquer une pareille situation.

11 parle d’abord de la santé chancelante de son fils, de la nécessité de se renfermer dans un cercle étroit de connaissances pour veiller à son éducation, puis il ajoute ; « ce fut alors que je priai madame Rançon et sa fille, mademoiselle de Vaubernier, de veiller sur la tenue de ma maison et d’en faire les honneurs, ce qu’elles firent pendant plusieurs années, avec attention et intelligence h »

On voit par quels habiles détours du Barry en arrive à ses fins ; la dame Rançon devient une dame de compagnie, chargée de faire les honneurs de la maison de M. le comte, quels honneurs, quoi de plus honnête et d’apparence plus décente ? et mademoiselle Vaubernier... elle est sans doute l’institutrice de son fils qui sortait des pages et dont la santé chancelante avait besoin d’être surveillée de près. Il ne pouvait être en meilleures mains pour se rétablir. Quant à Rançon, il est envoyé à point, receveur des gabelles à Fresnay 1 2, dans le Maine.

Il semble que tout soit au mieux dans cet intérieur.

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