PERSONNE DE DIX-NEUF ANS, GRANDE, BIEN FAITE
l’air noble et de la plus jolie figure , c’est , disent-il, la demoiselle beauvarnier (sic), la maîtresse de du barry, qui la produit en loge aux Italiens 1, » on jouait alors Ulysse dans Vile de Circè, ballet sérieux et héroïque, par le sieur Pitrot, l’aîné2; ainsi, Jeanne Bécu est déjà connue pour être la maîtresse de du Barry, malgré toutes les fourberies de cet honnête personnage. Dès lors, quel est le rôle de la mère, qui assiste de si près au déshonneur de sa fille ? Nous rougirions de prononcer le mot et, pour Jeanne elle-même, est-ce une excuse ou une aggravation de honte ? Nous laissons au lecteur le soin de décider la question. Déjà aussi Jeanne Bécu porte un nom qui n’est pas le sien, c’est ce qui nous a autorisé décrire notre chapitre vu, qui n’est composé que de ce seul nom 3, ce nom se trouve dans le journal de Sartine, dans Senac de Meilhan et dans la Chronique scandaleuse d’Imbert, il est donc certain , et pourtant il changera de forme avant de recevoir sa perfection définitive.
Le croquis tracé en deux coups de plume est tout un portrait de Jeanne Beauvarnier, d’autant plus précieux qu’il est le premier que nous connaissions, il date d’une époque où nulle controverse ne s’était