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JEAN DU BARRY

élevée sur une femme encore inconnue, par conséquent il est impartial et sincère.

Marais ou celui de ses acolytes qui Ta remplacé, sort de la monotonie habituelle de son style. Il se surpasse sans le vouloir, et l'on sent que l’impression qu’il a reçue a été vive, il la traduit de manière à donner une idée exacte de l’image qu’il veut rendre. On voit Jeanne Beauvarnier, telle que nous l’admirons dans le portrait du prince de Ligne, fin comme une miniature1, et telle que nous la retrouverons dans l’excellente esquisse de l’abbé George! , dans la grande peinture de Mirabeau, un chef-d’œuvre 2 : Belle de corps et de la plus jolie figure.

Nous demandons la permission de relever encore ces expressions.

« Une jeune personne de dix-neuf ans, l’air noble, etc. »

Est-ce là le langage qu’emploierait un agent de police pour parler d’une fille publique qui aurait traîné dans les rues sur le haut trottoir , et sortirait de chez la Gourdan ? c’est pourtant ce qu’il faudrait admettre si l’on en croyait M. de Ghoiseul, qui la représente comme une r accrocheuse avérée, tel est le terme ignoble dont il se sert et qu’il répète à satiété. Certes ce n’est pas par l’urbanité que brillent les rédacteurs du journal de M. de Sartine, et s’ils avaient eu à décrire une prostituée couverte de la

1. « Elle est grande, bien faite, blonde à ravir, front dégagé, beaux yeux, sourcils à l’avenant, visage ovale avec de petits signes sur les joues pour le rendre piquant comme pas d’autres, nez aquilin, bouche au rire leste, peau fine, poitrine à contrarier la mode, en conseillant à beaucoup de gorges de se mettre à l’abri d’une comparaison. »

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