‹ Histoire de madame du BarryChapitre 98 sur 304 · Vol. Ier, p. 34. — Textuel · texte numérisé non relu

Vol. Ier, p. 34. — Textuel

2. Mémoires de Du Mouriez. — Lettre de Louis XV à M. de Choiseul. — Mémoires de Choiseul, inédits; pp. 22 et suiv. jusqu’à p. 29.

de la duchesse de Gramont, de madame de Beauveau, de madame de Boufflers et généralement de tout le parti de Choiseul qui était aussi nombreux que puissant. Les du Barry encore sans consistance étaient prêts à toutes les concessions pour éviter d’entrer en lutte avec un adversaire aussi formidable que le ministre régnant. M. de Choiseul repoussa les avances qui lui furent faites et la guerre commença, comme c’était l’usage alors, par des épigrammes, des chansons, des pièces de théâtre 1. La liberté de la presse n’existant pas, rien ne pouvait paraître sans l’autorisation préalable de la censure. Les permissions ont été données par M. de Sartine. Elles ont été publiées et on en possède encore la teneur. Elles sont revêtues de la signature du lieutenant de police. L’attaque venait donc de haut.

Depuis plusieurs années, on chantait, dansles rues, sur un air populaire, une chanson intitulée la Bourbonnaise. C’était à l’origine une sorte de complainte bouffonne inspirée par la mort d’une courtisane, qui était censée avoir péri d’accident ou de maladie 2, son nom lui était venu de cette circonstance que la personne en question, s’était donnée comme une dame du Bourbonnois. L’allusion à Louis de Bourbon était facile à saisir. On mit l’histoire de madame du Barry sur l’air de la chanson et cette application de la Bour-

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