On lit dans Marais
« Le lieutenant de police, M. Héraut, n’a pas osé murmurer; il n’auroit pas manqué d’être chansonné. » — Telle était l’intimidation des chansons sur les autorités.
2. On la trouve dans les Recueils , dès 1762, sur cet air : Pleurez , filles de Paris, etc. — V. le Recueil manuscrit de Paulmy à l’Arsenal.
ORIGINE DE LA LIAISON
bonnoise «fit, dit Grimm, une si prodigieuse fortune parmi le peuple qu’il n’y a point de rue ni de coin dans Paris où l’on ne l’entende chanter. » Grimm émettait à ce sujet un vœu, « c’était de voir une histoire de France en chansons, c’est-à-dire un Recueil de ces chansons du jour qui racontent un fait avéré d’une ! manière aussi simple que naïve...; » puis il disait l’origine de la Bourbonnaise \ ce serait à coup sûr une entreprise fort intéressante : malheureusement en général les éléments d’un pareil travail font défaut. Yoici ce que nous avons pu réunir sur la chanson qui concerne madame du Barry. On connait plusieurs Bourbonnoises. La première est la plus décente : elle commence ainsi :
La Bourbounoise Arrivant à Paris,
A gagué des Louis, La Bourbonnoise A gagné des Louis Chez un marquis.
bis.
De paysanne, elle devient Dame, une grande Dame à équipage et enfin elle s’élève jusqu’à Versailles :
Elle est allée )
Se faire voir en cour, |
Se faire voir en cour,
Elle est allée.
Od dit qu’elle a, ma foi,
Plu même au Roi !
Cette chanson fut imprimée et courut les rues sous