‹ Histoire de Manon Lescaut et du chevalier DesgrieuxChapitre 15 sur 22 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

pénétré tout d'un coup de quel avantage cela pou^ ▼ait être pour vous, je lui ai fait entendre adroitement que Manon avait essuyé des pertes considérables; et j'ai tellement piqué sa générosité, qu'il a commencé par lui faire un présent de deux cents pistoles. Je lui ai dit que cela était honnête pour le présent, mais que l'avenir amènerait à ma sœur de grands besoins; qu'elle s'était chargée d'aiUeurs du soin d'un jeune frère qui nous était resté sur les bras après la mort de nos père et mère, et que 8*il la croyait digne de son estime, il ne la laisserait pas souffrir dans ce pauvre enfant qu'elle regardait tomme la moitié d'elle-même. Ce récit n'a pas manqué de l'attendrir. H s'est engagé à louer une maison commode pour vous et pour tfanon ; car c'est vous-même qui êtes ce pauvre petit frère orphelin. Il a promis de vous meubler proprement et de vous fournir tous les mois quatre cents bonnes livres, qui en feront* si je compte bien, quatre mille huit cents à la fin de chaque année. Il a laissé ordre à son intendant, avant que de partir pour sa campagne, de chercher une maison et de la tenir prête pour son retour. Vous reverrez alors Manon, qui

m'ia». €baigé de. vous embrasser mMIe fei9. po«w. elle».e&ile.vM9assiu:er;qU{elle.7oua.aimepla8rtqni0r jafeiaiB. »

Je tm'assisœnrèvâait iu. cette! bizariie diapositioft

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l'bMineur et la: verlu' me* firent i seotic; eooose deai

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Lescam^ à qffi ma colère suivie 'd'ttfi fort léag s^nce avait causé de PembafrraBv ftM ravi de ne voir prendre un patti tost éUMveWt de> cehvi qufil a«tit appréhenda samr^ doutent ilin'étaityien'fiMms

que brave» et j'en eus de meilleures preuves dans la soite. M Oui| oui , se bâta-t-il de me répondrCr c'e^t un fort bon service que je vous ; j rendu, et TOUS verrez que nous en tirerons plus d'avantage que vous ne vous y attendiez. » Nous concertâmes de quelle manière nous pourrions prévenir les dé* fiances que M. de 6**^ M**^ pouvait concevoir de notre fraternité en me voyant plus grand et un peu plus âgé peut-être qu'il ne se l'imaginait. Nous ne trouvâmes point d'autre moyen que de prendre devant lui un air simple et provincial, et de lui faire croire que j'étais dans le dessein d'entrer dans l'état ecclésiastique, et que j'allais pour cela tous les jours au collège. Nous résolûmes aussi que je me mettrids fort mal la première fois que je serais admis à l'bonneur de le saluer.

Il revint à la ville trois ou quatre jours après, n conduisit lui-même Manon dans la maison que son intendant avait eu soin de préparer. Elle lit avertir aussitôt Lescaut de son retour, et celui-ci m'en ayant donné avis, nous nous rendîmes tous deux cbez elle. Le vieil amant en était déjà sorti.

Midgré la résignation avec laquelle je m'étais

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