LIVRE PREMIER
La discorde avoit introduit la haine et la division dans là maison royale de France. Charles YI , qui occupoit le trône , avoit déshérité , contre les loix fondamentales de l'état , le dauphin Charles , soa fils aillé y et s'étoit laissé persuader par les intrigues d^Isabelle de Bavière sa femme, et dePhiHppe-le-* Hardi , duc de Bourgogne , d'appeler à la jposséssion d\ine partie du royaume , Henri V , roi d'Angleterre, en lui donnant en mariage Catherine de France, sa fille. Ce prince avoit déjà recale serment defidélité de plusietirsvilles^ et la plus grande partie des François ne balançoit plus à le reconnoitre pour le successeur de leur roi. Mais la mort, ■qui le surprit à Yincennes, lui fit perdre avec la vie, l'espérance de se voir maître un jour de la plus belle partie de l'Europe. Il laissa pour suc*-
Prérost. TorM XlVn I
cesseur à sa couronne 6t à ses prélen lions / Henri VI son fils, enfant qui étoit à-peine sorti du berceau , et qui se trouva ainsi chargé de deux sceptres sans en connoître le prix. La France et l'Angleterre le rfeeoiibùreiit pour leur roi. Le duc 'de BedOTbrt fut nommé régent dans Fun de ces deiix royaumes, et le ducdeGlocesterdans l'autre. Etant tous deux oncles du roi , ils se trouvèrent comme appelés par leur naissance à prendre l'administration des affaires et le gouvernement du peuple en son nom. La fortune sembla rire à ce prince dans son enfance , pour l'afiQiger ensuite avec plus de rigueur dans là fleur de son. âge. Il vint à Paris veri^ l'âgP de huit ans. Il y fut couronné avec l'acclamation des François , dans l'église cathédralcf de Notre- Dame; mais cequ^il devoità l'em()orlemQQt d'une passion violente , lui fut enlevé par la justice et par la valeur. En moins de quinze .ans , il se vit dépouille de tout ce qu'il avoii possédé en Finance : tant il y a peu de fond à faire sur la durée d'une injuste acquisition.
Environ quatorze ans après cette grande révolution 9 lfk*sque de part et d'autre on commençoit x« revenir de la chaleur de tant d'événements , Henri fit passer en France Guillaume de la Poole ^ comte de Snffolck , le docteur Adam Molins , garde du sceau privé y et le chevalier Robert fiose ^ pour inviter Charles VII p ^ son oncle , . à la paix. Les
DE M:AR&UERr'PB}D'ANJOU. 5
ambassadeurs des deux ^princes s'assembler ehti a Tours ) où'Hscommencèrexit 'pët^>im[ipTtàJiteiié4 gociation , ^ui se termma^par une. trèvè i^idài.^ huit moisy signée le ao iparïi444, et ^roloogëji ensuite avec une^ solide espëtance'poiirrlëscidaudL royaumes y de la voir aboutir à linè heureusj^ipaisi II s'en ^falhit pèa néanmoins que ces fondeaDeati ne fassent renversés parunévéneméntparticu^er^ <}ui tiroit sa* source de plûrloUi que la plùpprttSi x)Oshi3torié(]S ne l'ont ràcô«itë.' . î^i-ra no< ioi • Un gentilhomme d'Anjou , nàniwip'Gpxijff.dm Cbampche^er , qin se trouvoit prf6anmdpei^A4Σ gleterre depuis ^la; journée^ des Hstredi^i^ .oèr<Âi s'étoit rendu à la discrétion du célèbre tfaî^tdliei Fastolphe, se procura les moyeiis de i^pàiseriiâ tuer sans àMoir payéle prix de^Iiberté. Soii^in&rhT^ ^oar les AWgl*^^ prenoient éé titrer lrl^^gàràââlé«iié prisonniers 4é guerre)», fit^rétéblit hautenli^blPm piiiifites, ét^^'ti^o^vanxappuj^é pÂ^i^leduc clé'^k^^ T^ester, qui continùoit de goûVepneràousl''du€orîté du roi , il obtint de <^ priaOiô i!in ordre à>^é^(2iftf^ bassa4eurs , de solliciter puissatiitb^M c^ttènfffîkîi^e à la cour de France. Elle (di;>tbait;é^-long^të'filp6 uTec un air d^mportam^ci , <{ùi i^â (fit (}raindréi de fâcheuses suites pourla tranquillîté'^esdeut états^ Le comte de Dunois y Beittand ^é Bea^V^Mf ^, \é sire de Percigny , et Guillmme OôMsitiOlV Swen% nommés du odié de li^.Fràyitee pour ^x^imi^éi^^Ip
droit de Fastolphe , avec le lord Dudley , GuîlkiumeXiugt et quelques autres Anglois, qui furent ehdrgiéii de la même commisfiion par le .roi d'Anglçtevi'e; Sans, poui/toir péhétrier ce qui retardoit larconcltision d^an différend si léger en apparence ^ onaugoroit mal du délai de Charles VU 9 et des itBtancès redoublées de Henri. L'intérêt ou la yeii^ance ne laissant point de repos à Fastolpbe y iïjemploya:le.duc de.Gl6cester^.poiir engager le roi son maître, à.soUiciter Charles plus ardem-nkentqiàe jamais.', par une lettre de sa main , dont l'oi^igioal se.cobserve encore. Elle est vive et pres- Ééaio. X<Hi^^ l^s demandes qu'Henri avoit déjà faites par ses àmbaasadeurs, y étaient renouvelées ààns ménagement. Il exigeoit de Charles , ce qu'il prenoit le ciel à témoin , qu'il Xl'auroit pas balancé î;Juîf accorder daiis le même cas ; que Champcheyiierfôt arrêté fii% Fraipce , où l'on ne pouvoit douttf iq^'il ne se : Cikt retiré ; qu'il fût rendis entre les toaiosides baillis du Cotentin ou de ceux d'Alen^ çafli) iH de Cberb^Mirg^ et que lorsqu'il auroit été raiôtoéeo Angleterre, Charles consentit qu'il. y 4*eçût le châtiment qu'il avoit'mérité.
; Tandis que le public attendoit le . dénouement de cette intrigue , Charles , surpris lui-même de la lenteur de$ conamissaires anglùis et des siens, a voit donné ardre que Champohevrier fût arrêté dans qtielqufi lieu d^ S1^s.é^l|s qu'il eût choisi spjn asilç.
DE MAHOUERITE D'aNJOIÎ. S
Loin de refuser aux Auglois la justice qu'il oroyoî^ leur devoir 9 il s^impatientoit également et de vôiir reculer de jour en jour le jugement des'comnusr saires , et de ne pas apprendre qu'on eût décôu^ vert la retraite de Champchevrier . Enfin , lorsqix'ii commençoit à craindre sérieusement que des difr ficultés si légères, et sur lesquelles il se rendoît témoignage de n'avoir rien à se reprocher ^ ne ralr lumassent le feu de la guerre , qtii n'étoit encore que suspendu par les négociations de Tours, il reçutavisque Champchevrierétoit dans les chaînés» On l'avoit arrêté en Champagne , à son retour de Nancy, où l'on avoit découvert, à force de re^ cherches et d'informations , qb'il s'étoit rendu directement après s'être sauvé d'Angleterre. > Charles donna ordre qu'il fût amené secretlchr ment à Paris , autant pour satisfaire sa propre im-t patience , en voyant l'auteur de tant de mouv'6-^ ments et d'alarmes , que dans le dessein de donner une prompte satisfaction à son neveu/ Il se le fit présenter dans son château de Yincennes , où il se rendit exprès pour dérober cette entrevue au public. Champchevrier apprit sans aucune marque de crainte et d'étonnement qu'il alloit paroitre der vant le. roi. 11 reçut de même avec autant de fer^ nieté que de respect, les premiers reproches que lui fit ce prince de s'être déshonoré par une actioa indigne d'un chevalier. Et lorsqu'il eut obtenu la
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{permission de justifier sa Gonduite , il présenta an vin y pbur toute réponse^ un passeport signé' de la mâixi de Henri , par lequel il paroissoit clàireiinent qu?il h^aToit fait qu'exécuter ses ordres. h X/a curiosité de Charles augmentant avec sa sfirpriBe , il fut encore plusétonné d'apprendre que )e>voyage de Cbampchevrier étoit un service important qu'il rendoit au roi d'Angleterre , et que i^ilavoit quelque chose à se reprocher en qualité de François^ c'étoit d'avoir entrepris de se rendre mile À un prince étranger, sans la participation dé sonnr&ître. Cependant, après s'être excusé par la précaution qu'il av.oitèiie de ne s'engager à rien quiîfût contraire aux intérêts de la France , il ajouta que depuis le succès de sa commission , il se croyoit dégagé 'du secret qu'il avoit juré au roi d'Angleterfe^^pssi long-temps qu'elle seroit incertaine j diamant plu;s que l'avantage de ce qu'il venoit id'achever heureusement, devoit être presqu'égal entre les deux couronnes.
' D âyoit eu le bonheur de gagner la confiance de Henri, depuis qu'il étoit prisonnier en Angleterre ; éi ce prince l'avoit chargé d'une négociation délieate à la cour dé René d'Anjou , roi de Sicile , quitfaisoit sa résidence ordinaire à Nancy. Malgré ïes iengaigements que le duc de Glocester avoit pris depuis plus de trois ans avec le comte d'Armagnac , fienri> gagné par les^ charmes de là princesse Mar*
DE MARGUEBITE d'aNJOU. ^
gûeiîte^ fille de René , renonçoit à tous les avân-i iages qu'il pouvoit tirer de l'alliance du comte ^ pour rechercher celle de la maison d'Anjou. Mais comme il étoit nécessaire , non-seulement de dé-r guiser cette entreprise au duc de Glocester , qui étoit intéressé k soutenir son ouvrage, mais de garder des ménagements avec toute l'Angleterre ^ qui verroit sans doute échapper à regret le comté d'Armagnac , Henri n'avoit pas jugé à-propos de s'ouvrir sur son dessein avant qu'il en eût assuré le succès. Champchevrier lui avoit paru propre à cette entreprise. Il l'avoit engagé à le servir par l'espoir des plus hautes récompenses ; et pour écarter les observations et la défiance du duc de Glocester , il l'avoit fait consentir k se charger pen-r dant quelque temps du blâme d'avoir manqué à» foi au chevalier Fastolphe , assez sûr de réparer son honneur lorsqu'il seroit temps de faire connoitre k quel intérêt il avoit fait ce sacrifice. Ainsi toutes les plaintes du roi d'Angleterre n'avoient été qu'un jeu concerté , pour donner le change à son minîsrtre et à ses sujets.
Charles, frappé de ce récit, j^orta toul-d'unrcoup ses vues assez loin pour pénétrer les avanriages que la France avoit à recueillir 4q tout cp qu'il venoit d'entendre. Il savoit, d'un côté , le fond qu'il pouvoit faire sur l'attachement de la maison d'Anjou j et de l'autre , il étoit persuadé que «b
qui pouvoit lui arriver de plus heureux , étoit de voir manquer les projets du duc de Glocester dans le mariage de Henri et de la fille du comte d'Armagnac. Peut-être tira-t-il sur-le-champ d'un événement si favorable , toutes les conséquences auxquelles il pouvoit le conduire ; mais sa surprise étoit que René , avec qui il entretenoit une liaison fort étroite , eut reçu les propositions du roi d'Angleterre sans les lui communiquer. Il se servit du droit qu'il avoit sur son suj etpour exiger de Champchevrier plus d'ouverture , et son étonnement augmenta beaucoup lorsqu'il apprit le détail de sa négociation.
Avec les titres de roi de Sicile, de Naples ei de Jérusalem , René n'en étoit ni pins puissant, ni plus riche. Il ne possédoit pas un pouce de terre clans ces trois royaumes, et il se voyoit réduit, pour soutenir sa dignité, à recourir continuellexnent à la générosité de ses amis. Marguerite, sa fille , étoit donc un misérable parti pour un grand roi; mais la nature Pavoit si heureusement dédommagée des rigueurs de la fortune, que son esprit €t sa beauté serabloient la rendre digne du premier trône de l'univers. Champchevrier n'eut pas plus tôt rondu compte à son père delà vive passion dont le roi d'Angleterre brûloit pour elle , que René crut pouvoir tirer plus d'un avantage de la foiblesse de ce prince. Le sacrifice qu'il le voyoit
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prêt à faire de la fille et des états da comte d^Ar-' niagnac , sans s'embarrasser même de ce qu'il avoit a craindre pour la Guyenne du ressentiment d'un Yoisin si redoutable , lui fit penser qu'il ne seroit pas plus difficile de l'engager à se défaire, en sa faveur, de quelques autres provinces de France y qui convenoient merveilleusement à la maison d^ Anjou. Tels étoient le duché même d'Anjou et le comté du Maine, dont l'Angleterre étoit encore en possession. Il sentit néanmoins tout ce qu'il y avoit de dur dans cette proposition. Non^ seulement ces deux provinces étoient la meilleure barrière du duché de Normandie, mais elles servoient de communication entre ce duché et la Guyenne. A quelles clameurs ne falloit-il pas s'attendre de la part du duc de Glocester et des Anglois? C'étoit pour se donner le temps de près-' sentir là-dessus le roi d'Angleterre, que René avoit différé de s'ouvrirau roi Charles ; et Champchevrier, qui regardoit les intérêts de ce prince comme liés avec ceux de la France, lui avoit fait espérer que la passion de Henri ne seroit point refroidie par un si foible obstacle.
Fartez, lui dit Charles, et n'épargnez rien pour remplir de si douces espérances. En le congédiant aussitôt, il lui recommanda de cacher au roi, son neveu, qu'il l'eût fait arrêler, et qu'il eût appris de lui-même tout le secret de sa négociation. Champ-
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qu'Henri prit lui-même d'apaiser le chevalier Fas^ tolphe, en lui payant une somme considérable pour la rançon de son prisonnier. Mais il ne put rester aucun doute au duc, lorsqu'ayant été informé parles émissaires qu'il entretenoit enFrance^ qu'on avoit yu Champchevrier à la cour de Lorraine. Il compara les idées que cette mystérieuse aventure lui fit naître avec le refroidissement que le roi marquoit depuis quelque temps pour l'alliance du comte d'Armagnac. Dans le ressenti^ ment qu'il eut de voir ses projets renversés, et sa faveur exposée au hazard sous une reine dont l'é* lévation ne seroit pas son ouvrage , il résolut de ne rien épargner pour ruiner sourdement les nou- •Telles vues du roi et la négociation de Champchevrier. Sans être lié fort étroitement avec le marquis de Suffokk , il lui croyoit pour lui la considération qu'on a pour un ministre dans lequel on reconnoît l'oncle de son maître; et sa pénétration n'allant point jusqu'à se défier que le roi l'eût mis dans la confidence de son. secret 9 il lui dépêcha sur-le-champ un courrier par lequel il lui donnoit avis de ce qui s'étoit tramé par un François, au préjudice de l'Angleterre. Il le chargeoit, au nom de la nation, de mettre tout en usage pour détourner une alhance pernicieuse, tandis qu'il s'efib rçoit d'inspirer au roi des idées plus dignes de lui et plus avantageuses à sa x^ouronne.
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Ce qui jeta Suffolck dans un extrême embarras « c'est que dans le même temps qu'il recevoit cette commission d'un ministre aussi redouté. que lé duc , un autre courrier dépêché par le roi lui apportoit Tordre de se rendre à Nancy, non-seulement pour y confirmer au roi René toutes les prOfpositions qu^il a voit déjà reçues de Champchevrier^ mais pour. régler avec lui les conditions qu'il paroissoit e^siger en accordant sa fîUe, avec une esrpèce de plein pouvoir, dont la cession du Maine et de FAnjou n'étoit point exceptée. Deux lettres si pressantes et des ordres si directement opposés-^ auroient suffi pour faire naître quelque division dans le cœur d'un Anglois , qui sait, toujours mettre de la distinction entre le respect qu'il porte à son roi, et le zèle dont il est redevable à sa pairii^. Mais avec la qualité de sujet et celle ^e i^eiipiLif^ defl'état, Suffolck sentit qu'il n'avoit pastouVràfait perdu celle d'amant. X'amour forma bientôt dans son cœur, un troi^ème parti, qui.tiroit'sai force de celui du duc, puisque c'étoit de ce côtérl4 qu'il voyoit renaître ses espérances; mais sans l'y faire entrer néanmoins tout-à-fait , paçce qu'il s^voi^ de l'autre côté, à respecter presqu'égalementetia volonté de son maître et la fortune d'une priqcess^ qu'il auroit souhaité de voir régner. sur l'univers* Dans le partage de mille sentiments qu'il lui étoît impossible de concilier^ il prit le parti de se meurç
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en chemin poar Nancy, sans être assez d'accord avec lui-même pour se croire certain de ses réso-» lotions. Ce Toyage pouvoit satisiaire également le roi et son ministre, qui, ne se croyant point in-» struits des desseins l'un de Fautre , seroient portés à l'expliquer suivant leurs intentions; et il se ûzt* toit que ses réflexions lui feroient voir plus clairement en chemin quel guide il devoit choisir entre l'intérêt, la gloire ou l'amour.
Cependant , il étoit si peu déterminé en arri-« yant à Nancy, que n'osant paroitre ouvertement dans une cour, où il ne savoit encore quel compte il devoit rendre de son voyage, il aima mieux s'y présenter sans titre et sans éclat , que de se mettre dans la nécessité d'expliquer les intentions de son maîtrQ ou les siennes, en se faisant annoncer pour un ministre de la cour d'Angleterre. Celle de Lor** raine étoit alors assez brillante par la' multitude d'étrangers, que le mérite des deux princesses^ fiUes du roi , ne cessoient point d'y attirer. L'aînée^ ^i se nommoit Yolande, avoit époâsé Ferrys fib d'Antoine de Yaudemont, et ce mariage avoit enfin terniiné les démêlés sanglants qui avoient duré plusieurs années pour l'héritage de la Lor^^ raine. Marguerite, quoique sans espérances du côté de la fortune, excitoit l'admiration et les désirs de tout ce qu'il y avoit de jeune noblesse en Europe. Les Fran^pis, joignant à leur galan-
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lerie Daturelie les sentimeots de reconabissanée que toute Ja .nation devoit au roi René, pour les selryioes qufil avoit rendus 4 Charles contre le^ Anglois^ se regardoient à Njanty oomme à la cour deieur.maitre j et ^^efforçoient h l'envi d'y entretenir la magnificence et la joie. Suffolck pouvok persuader aisément au publie que la curiosité seule l'avoitameaédans. une ville quiétoit en réputation pour les plaisirs, et se ménager l'occasion de voit* en particulier le roi ou la princesse^ suivant les résôlptions qu'iLformeroit sur4es circonstances.
L'amour, qui avoit repris plus de force qu'il ne se l'imaginoit dans son cceur, lui fit chercher iàipatiemment la vue de Marguerite. Il la trouva si supérieure à son portrait , que l'incertitude oii il avoit été jusqu'alors ne tint pas un moment contre le renouvellement de sa passion. Dès^^et instant^ les imérets du roi cédèrent à c^ut du duc «de Glocester j et oe qui lui parut le plus juste, (itt ce qu'il jugea le plus favorable à sesprbpressen- .tinveotSiU «l'aycit vu René et la princesse que pour leur rendre les premiers devoirs dpnt vtn Iramme de son rang^ ne pouvoit se diapenser e<i •arrivant dans ieur cour. Sa première audience n'avoit duré quHin moment; et n'étant arrivé «que la veille^ à Naticj, ilVéioit peu informé s'il y avoit quelqu'autre- Anglob q«e lui daùs la ville. Cepen^ dant^ comme il sortait du palais , îX ajpêrçiK le doc
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d^Yorck> qui ne marqua pas moins de surprise ,que lui en le voyant. Quoiqu'ils fussent amis, ils s'abordèrent avec un. eznpre^ement y dont les inotifs ëtoieut forb opposés; et la curiosité qu'ils .eurent de, savoir l'un de l'autre par quel hazard . ils venoient de se rencontrer étant presqu'égale, le duc abandonna le dessein qui le conduisoit à la cour, pour retourner sur ses pas avec le marquis de Sufiblck.
^ La vivacité du duc , et les lumières qu'il croyoît avoir reçues sur les intentions du marquis , leur épargna d'abord ù tous deux les premiers embarras «d'une longue explication. Le duc n'ignoroit point la commission dont l'autre avoit été chargé par le ministre d'Angleterre , mais ce n'étoit pointa Nancy qu'il le croyoit occupé à l'exécuter ; et s'imà- ^nant, néanmoins, quepar queique:raison qu'ily ^ût été conduit, ce n'étoit qu'à ce bm qu'elle pouyqit se rapporter , il s'ouvrit à lui tout-d'un-^oup ^ur ses propres desseins. .1 . .
. Après lui avoir exagéré le tort qu'Henri vouloit iaire à l'Angleterre , par son mariage avec la princesse Marguerite:, il luiappiit que le duc de GI0-* •CQSter, qui avoit ménagé à. ce prince une alliance beaucoup plus à¥antageuse,<étoit non-seulement résolu, comme Sûfiblçk ne l'îgnproit pas, de tout .employer, ipourr-ferm^c l'i^p triée de l' Angleterre à . lamaiiïQO d'^n)qu, ibaisque, dans la vue de guérir
proiqpteôae^t )^ roi d^ .cKi(eapnce:;^il:a^oiti peobéià; faire 4!j^ïf^m ipropo^lûtos ï Reni; ^plour )S^ Mê^m ÇjétfQU jde, ii'4>£Eew iui-niêa^ pour >Q^tteî pripc^oie ^ avec d^pr^v^i^^g^s si cQiisid^râble^ » iqu'bû Foi4u w<f pauvro-qn^ Aené fie laissât:;gagDiBr:par la.ginandèivf) 4^'espg^Wbefli* tBâchardr^ ducd^ilTorôk^ idescenir) 4oitd0 laîjioftison royalé>d-4.n§leierre; ei-quoîrf cp^'il fû( iii«iâéysa;femai!&iétoît dans une xtialadii^. de lan^i^ur. qui avoit fait/âsér Je ternie dç-fiarAf^iét par les rmédoeîiia.; Sa haissançe. l'égalant aiiiaîftiiCle* qu?il y: .aYO'ii de:plo&iUuatre dan» l^Eisrôpe^ tle^ttuôr de GloQ^^tien . â¥oit coBoptié: qu'en lui < faiaanï fini) ét^Iis^ÉW^Pi'dîgae de:Re^é.«ii:di»/sa âley.^^ feroit - préfiére^i aisément: sfit : joaà&nl à < cèUe i dut utok i^ lorsqû^il leqr feifoit :en?isoger. l'op^iasidob'deilQiaM FAngletçi^eîy qm .n'épaFgnbrcnt.^ffikaipqûniCbi)»!^ batU*elFîa<^iualion deioelpiificBé iEipab iisi{i]piisdn<i^e^eqt§liir Jequelil auroît^fak encore plaSïdalfdnd &'il .eûtf ^DDU les . disjpositiQus de Siéixié y-^îà) b'^toit per$ùi^érqu'utt laby en iiilailHble^pQar le: &ÛRe.*eo?< ts^ti daiifrAôs; yik!^ ^l étoit ide lui i^Snx VAnjçnk e t léî IMbine^: aonn^euUoieot cidnâme «aappanagerqiÀ passeroit^ laiix i^nfants dje|£liehai:d ^ fstâis:eOfni»e iuoi biep propfe qiûlui.^rgît aeoofid^.'idu'eon^eoil^ ipeBt dtsto.^eia nation yfftvep.Jai.epnditieo^dbiar^. mante pour René, que ces deux province», iroient àilui oUkà;sei|,aiUres dekçjindafîiti ,' i après Richard #t ses sttAçessfsmrfi!* Il y^jEtToit sipeu d^appiren^e:
qiiële-4^ideâictl^p6tTérâi;er à des oBrdstâf éblouis^' mM«s V que le doe H^wok n'wfiklpdé hàhncé à^ se ebàtgêr Ittii-méitie d^é^e nëgd^îiaëim dèht lé' swoès^tiê lui ppnctfssôit pWittceiriàïgi il ét<nt p'amdi^iliiondr^ daos: le même temps que lèlduc diiî Glcn»mbr<dëpéd^ottTOi»cbumeâ>&âixffolek^ potir* l^gfigev lusecodder^pat) d^^âutres voie»', ^ dêtôeiiî^ qû^itb^aU'paiiP encore nécessaire dèlwâicermmWr^ mquw } mais pui^u^iHè trour^oit«i faetitiôtt$emeùt' à>N«iiieyy- et qu'il ueprécendon poibt^cuDer im< dpde^b^yB^èps'^ ùue démâvdîedôpt^il li'atoi^ iquQ de-rfacmbeuri- recueillit^ ^«1 DeJcraiguoît''poim'dë>
ire'y et jde a'en^gelp même y par ioDdeP«miâé'autant que paPceUd^dii^ busn^deil'ëiaietHilep érdiresr d« iminstlrey iJ ië joindre à)lni'pQu»-Vaidêr:dans Bon emteprise;
€e pla» étmt £>rt^bâlfîlemetit< coliça •, et le duc^ deiGlobestef* ne^^xymjatdit'pas tPOpjsdriMù pouvait^ lovsqtAbsfe âauoit !de ]^ faire 'tfpfirrèilver a tcmie^f âadon i^S^faifif ill oéiloi ëtpic pas ujmbê ^ liiistfrkqt^e4él*<n sbtt nevcia iBitoit iei waème^oBte»' jf^ttfl^^ffV^iceMe^ifféretoèo^iiraÈrtdgeyfeie: potfr k mmsoii' d'AtijiM > ^ qn^^ii/^idaçrint uâe^ fiUb sur le? tréku^^-eUe '^ti^«^u"pb85)d68ic>ii éar- 1^^ cbaitnp' des* deaftipWiinBoësy' qui étoiedt^coM^ le prix deoemacnage» '(•! • « •'"*- ' .' Suffb1ckseptiUWgaKi4 de oeè^ condition, et i0cmipHÇ'l»>m6figie>^iompâ:ciu'^^ dbârgé des
DE MARGUERITE B'aNJOU. 1^:
oSreftdà^iroî'i'clâtoit delui que dépendoit le ,d)ér> nouemehtfde cette mlrigùe. Il se garda bien d!e fairo» connoitre! qii^ilfàt amènéà r^ancy par d'autresTues > que iceltes. qix'oii lai attribàoit ; mais piquéseofét-^ i temrêbtJdf -s» voir nâ rival auquel il s'attendoit sipëU)* il/iûitardotit d^être délivré de la préseuce da'> dae ' pod^. délibérer sur mn- si cruel inoident. En-^ ^ «tzîté^ faisant Réflexion qii'îl Favôit rencontré làilft^ pomié <&i palais ; oà il n'alloit vraisemblablesnenti quefpotin^.préseûuer an it>i , et quc^ s'il le quit^ • toit un moment , il ne falloil pas douter qu^il ne* r^pi4t le môme *cbemin pour bât et Couverture de s<èSpf*<^po^ti4iift)7l chercha quelque mçyen^deî 1^^ lui fûire^iffétcjr, du-moioi d'un jour ou deu^. Eiix irfrectant de répondre à sa* cobfîande par des prç-^ ^ testaftionsdczèleet d^amitié , il lui fit âifvisag^<ieS': difficûhés qu'il lui reprocha den^avoirpasprévbêsj* Avant que de s'ouvrir à René, lui dii<-il^il fàlfeiti s'àssiii^er si ce prince n^âvoit pas déjà pris desieqpH' gâigements'avecHeinri; car, dans cettesupposition^ é'étciit du côté de FAngleterre ;qu'il fallôitconif»' mencer a faire naître des obstacles à son marià{gB>^> puisqu'on ne pouvoit pas se promettre que Reaë' ét'sa fille manquassent témérairement de parûie à Un grand rpi , pour écoiner les propositions de soa' sujet. Sufiblokfie leiitendré qixe c'étoit dans la vue; d^éolaircir adroitement ce doute qtc'il avoit fait le voyage de Nancy, et ^que pour répondre aux
ÙQi MISTOIRB
ordres qu'il avoit reçus dû duc de G]o€ester,U avoîf cru que c'étoit par cet ëclaireissément qu^il detoh cammeDceri Quelques réflexions qu^il ajouta sur le ridicule que Richard n^éviteroit jamais y sll ë toit ' vrai que ses propositions ne vinssent qu!après Tac* ; ceptation de celles du roi , et sur le danger auquel ils'exposoit de se faire un ennemi irréconciliable de . son mattre avant que d'avoir pris les moindre» mesures pour se mettre à couvert de sa haine,; achevèrèùt de donner toute la force qu'il désiroit a ses persuasions.
' Au-lieu de retourner au palais , le. duc d'Torckr Q/e pensa qu'à se tenir caché quelques jours à Nancy 9 pour se donner le temps d'approfondir do si justes sujets de crainte. Suffolck, presàé par les siennes, prit dans cet intervalle une résolution ^ui feroit un honneur extrême à la droiture et à la noblesse de son caractère , si la connoissance. que j'ai donnée de ses sentiments permettoitd'at-. tribuer sa conduite à l'un ou l'autre de ces deux principes. Mab quand il en resteroit quelque 4oate> après ce que j'ai rapporté jusqu'ici de la disposition de son cœur y la suite des événements n'est que trop propre à développer ses motifs , et ]e ne ferai point tourner à sa gloire ce qui ne peul^ passer que pour un caprice de Farabur. ' >
Aussi long-temps qu'il n'avoit eu à redouter' que les projet» de Q$nri> l'espérance^ même qui'
nvoit commencé à revivre dans son cœur, depi;9S la Commi^où qu'il avoit reçue du duc de Gloçester, nel'ayoit pas porté plus loin qu'à les çom- ^ttre. Il ne pensoit encore qu'à ruiner Iç bonheur d'auirui y sans avoir fait la moindre attention à ce qu'il pouvoit se proposer pour le sien. Mais après avoir entepdu le duc d'Yorck, l'amour dont il venoit de s'enivrer dans la première audience qu?ii avoit eue de la princesse, lui fit sçntir qu'il avpit à désireyr des biens qu'il ne pouvoit se QaMpt d'obtenir. Le rang de Marguerite et la concurrence d'un rivs|l :dQntla nsdssance étoit si supérieiife à la sienne, lui parurent tout-^d'un-coup deux pbs-* tacles insurmontables, qui luiÀrent trouver de la folie dans ses propres désirs. La confusion qu'il en ressentit , auroit produit autant d'effet popr sa guérison 9 que les lumières n^^turelles de sa pi?udence , d .la nature ne l'efit forpié de ce malhçi)reux caractère qui ravalle sans cesse l'hommiç iju meilleur i&sp^t ^u-dessous de ses idées et de §(&s principes, par la violence de. ses sentiments.il ^'étoit liyré à toute la tendrç3se. de son cœur, jet rexpi^rienç.^^qu'il avoit de lui-même lui fit désejspérer de s^ guérir jamais d'une plaie si profondfs. . Ce fut dans les combats qu'il eut à souteci^r entre un pepc)iant qu'il croyoit invincible , et la craint^e d'ui^ ridicule hiep plus certain que cel^i dopt^^vqit^ n^epacé le cjuç .d'Yorck, qu'il forn^a
rîj4 HrSTOlBB ''^
'.répottdffe par un retour <le la mémJr.nature^ elle ine lui taisseroit rien à. désirer du, côté de Famitié ^ et.de la reconnoissance. C'étoit flatter d'autant plus S^fiblck, qu'outre la tendresse dont il étoit 'Rempli, il n'y avoit rien qui eut tant de charme "pour lui que cette généreuse franchise*
1 Ainsi 9 dès les premiers moments , cette importante liaison y qui devoit produire dans d^autres ; temps d0s effets si mémorables, se trouva cimentée : avec itom^ la force qu'elle pouvoit recevoir de la • tendresse et de l'ambition dans deux grands cœurs. ïiSuffoIck, faisant déjà son unique objet de satisfaire . les désirs de Marguerite , la pria de s'en reposer •;6\nr lu^i.et d'affecter même d'ignorer ce qu'il alloit . jen^r^pr^ndre. Il xie lui fut pas difficile de se pro- .^i^^er une audience du roi , avec autant de secret qu'il avoit obtenu celle de la princesse; et il ne .le fut guère davantage, avec la réponse dont il .. fétoit chargé pour ce prince, de tirer de sa bouche un consentement dont la maison d'Anjon recueil- : loit le principal fruit. La seule conditiœi qu'il lui demanda pour lui-même, fut de différer quelque . tenips la déclaration de ce traité. Jl falloit se dé- .livrer adroitement du duc d'Yorck, dont «il ne . vouloit pas se faire un ennemi , et ménager , nonseulement le ministre d'Angleterre, mais toute .|[p,nation, qu'on s'efforçoit déjà si ardemment de révqltôr cpptre le mariage du roi. Ce ne lut point
DE MAROUERITB D^ANJOU. sS
r^ se défaire des importnnitésdu duo , que Saffolck
•trouva beaucoup de difficulté. A peine lui eut-il
fait connottre ce qu'il feignit d'avoir découvert à
; dfovce d'argent et <ie soins , que la crainte du rir*
. dicnle, dont il étôit demeuré une profonde ini-
: pression dans Fesptit -de ceGer Anglois, le porta
. à quitter INancy pour retourner en Angleterre.
.Mais le peu d'empressement^ que Sufiblck eut 'à
communiquer ses démarches au duc de Glocester,
. fit naître à celui-ci des soupçons dont rien ne fut
capable d'effacer les traces;
Tandis que René se réjouîssoit d'une allianee V «dont l'avantage .se répandoit si heureusement sur toute sa mabon, Henri se croyoit au comble du - .bonheur , en apprenant que ses désirs amoureux ..alloient être satisfaits. Quoique le duc 'SOn oncle eût pris le. soin de l'élever dans une espèce de jsoumission qui approchoit de la timidité, et que le secret même avec lequel il avoit négocié- son . mariage y fût une marque sensible de sa dépendance , la joie qu'il eut d'avoir réussi , lui fit rom- . pre toutes portes de mesures. U envoya ordi^ à , Saffolck, qui étoit revenu à Paris, après lui a¥<iir . marqué le succès de. sa comn^îssion , de retourner :à la cour du roi René^ avec le titre d'ambassadeur jextraordinaire , pour faire ouvertement h de* •i mande dei la princesse^ D'un autre côté , il écrivit . BU roi de France son onde^ pour lui communiquer
a6 HISTOIRE :.
>Mn mariage, et pour luit appi^odre avec iQute ^ardeur d'un jeune amant, qu?ilen faisoit son j bonheur. Chiarles n'a voit point igu<n*é long-temps ce qui. ^e passoit à Nancy. René jétoit lié trop étroitement aveCilui, pour n'avoir pas pris enfin ijes conseils , et c'étoit de son^aveu que la cession .dfi l'Anjou etdu Maine avoit;été réglée ;pour la (première condition du mariage» 11 répondit .à , Henri dans les termes les plus propres, à confiri xper ses sentiments.. Sa lettre , qui.devint bientôt publique en Angleterre , etJa nouvelle dél'amr^ basiade de Suffolck à Nancy y furent comme deux 1 étincelles qui porièc^ént le feu dans toutes les parrties.de cette isle. Quand on n y aurait:pas regardé , l'assistance du comte d'Armagnac comme un extrême avantage , par l'acquisition de des états , ;il étoit à craindre que le mécontentement quHl res-^ sentiroit de voir rejeter sa ^^le^iapt^s tant de } négociations et de promesses, ne Pirritât contre l'Aiigleterre , }usqtt.'à le . faire peâser :à la vengeance 9 et le voisinage de la Guyenne lui en of- ' frdit une occasion toujours présemev D^iUetM , ' les^ Anglois apprirem aussitôt à queii^s conditions • Henri satisfaisoit son cœur. C'étoii ^rd^r^ ^don- ' blement que de céder deux provînmes ^ en refusant.d'en accepter une. U est certainîque si le duc *.diB» Glocester avoit eu les vues apnftitnieuses que . plusieurs historiena l^îont attriboées*, il.auroit
DE MAROtnSRItB d'aNJOU. Èf
po tiret de grands avantages de ce môuveméiit
* pour causer de l'embarras k son neveu. lies conjonctures étoient bien moins favorables au successeur de Henri ^ lorsqu'il en profita «i heureuse^ ment pourie renverser du trône.
Mais le duc voyant les choses si avancées , pei^ dit l'espérance de les faire changer, et son exemple fit revenir toute l'Angleterre de la chaleur avec laquelle on s^étoit emporté'conlrc le mariage du roi. Le traité fut exécuté dans toutes ses circon* stances. Suffplckre^ut ordre de remettre au roi René,. l'Anjou- et- le M^i4[ie , sous la garantie de
• la France, qui prit part auséi à cette fameuse tran^ «action. Les noces delà princesse furent- célébrées à Nancy , avec toute la maguific^efiee qui conve- Doit à-cette féie.» Charles fhônôVa de saptésence^ avec un brillant ûortège^de-sapriiï^pale noblesse. H y eut des coûtes , des tournois, et tout ce qtre là' 'galanterie de be^ siècle' peut inventer pour relé- •ver l'éclat d'uD si grand joui». René ^'étoit distiri-
"Igtié pendarit^towie sa vie'dferns ces exercices, et «on goût (k^vant- servir de règfe cknsf une dérënibnte dont «a filleétôit l'^bfet , oH^'étoit effof cfé dp rasiiBembier't^dtis les divertissements qu'on atôi^ értib capables ^fîefiûipJàîre.
- Ils foretofe^sWMs'de près par un événement qài les fît changer en deuil et en tristesse. Dan^ le
'-tënnpa que- là ^nouvelle ^reine ' dl^glêterre! se