LIVRE SECOND
JL A reine sambloit triompher f et s« reposant tôt l'ordre qu'elle avoit donné au duc de Bnekinghana^ de rasaemUer des troupes ^ elle entreprit une pro* menade avec le roi y dans différentes prorinces $ moins pour fieiire bonneur k ce prince ^ que pour se concilier à elle-même l'estime et l'afiection du peuple par ses manières douces et insinuantes* Elle entendoit merveilleusement l'art de gagner les cœurs, et son autorité eèt été bien nûeuit établie par cette voie y si la grandeur de son ame ne loi eut fait dédaigner un moyen qu'elle trou^ voit indigne d'elle. Cependant^ après tant d'efforts que ses ennemis avoient faits pour s'attirer la farf veur du public , elle se crut obligée d'employer contre eux les mêmes armes; et cet essai lui réussit si bien y que plusieurs historiens lui attribuent le dessein de profiter de la disposition oh elle avoit mis les peuples de plusieurs prorinoes, pour s'em^ parer absolument de l'autorité royale , en persua* dant à son mari d'abdiquer la couronne, et de loi résigner tous ses droits jusqu'à la majorité du
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prince Edouard. Mais tout le détachement de Henri pour les grandeurs du monde y ne putlefaire consentira cette proposition.
On commençoit à croire le duc dTTorck abattu par la vigueur que cette princesse avoit marquée en reprenant l'administration , lorsque le bruit se répandit que le comte de Salisbury s'avançoit avec un corps de troupes, pour demander justice au roi de l'assassinat de son fils, et pour se plaindre de FinfraCtiqn d'une amnistie qui avoit été jurée solemnellement au conseil. La cour s'étoit arrêtée, dans sa route , à Golesbil en Warwickshire. L'approche du comte y jeta d'autant plus d'épouvante^ qu'on apprit en même-temps que le duc d'Yorck armoit puissamment dans le pays de Galles. Mais la reine, comptant sur les ordres qu'elle àvoit laissés k ses ministres , dépêcha seulement au duc de Sommerset , pour le charger de faire partir sur-le-champ dix mille hommes, sous lé commandement de mylord Audley. L'ordre particulier qu'elle fît donner à ce général, fut de faire main-bassé sur le comte et sur sa troupe , dent on ne fàisoit monter le nombre qu'à cinq ou six mille hommes. Mais c'étoit se promettre trop d'avantage sur un ennemi de cette prudence et de cette valeur. QuQiqu'il fût si inférieur en nombre, la crainte ne put le faire reculer! Il employa seulement la ruse, pour. obtenir une victoire qu'il ne
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pouvoit espérer autrement^ Audley ayant posé soa* camp sar lé bord d'unepetite rivière, sob ennemi "vînt se poster sur le bord opposé , comme si son dessein n'eût été que de garder ce passage pour se garantir d'être attaqué. Ensuite , feignant toutd'un-çoup de se repentir de cette hardiesse , il se retira pendant la nuit , en mesurant tellement^sa marche, qu'à la pointe du jour les ennemis poa-> voient voir encore son arrière-garde. Cette . retraite parut si précipitée , que les troupes du roi' se flattèrent aussitôt qu'il n'étoit question que'de> courir à la victoire^ Elles passèrent; la rivière ea. désordre. Mais tandis qu'elles étoient dans cette confusion , le comte de Salisbury tourna visage , etfojndant sur celles qui étoient déjà passées avant qu'elles eussent le temps de se mettre, en bataille, il les précipita sur celles quit passôient encore,, et les défit avec autant de sûreté 'que de gloire. Le roi y perdit près de trois mille hommes , et le*, général y périt lui-même avec les principaux piEciers.
$ Il auroit été trop dangereux pour le compte de. S&lisbury , d'avancer plus loin, tandis que le duc* de^Sommerset s'approchoit lui -même avec une. puissante armée. Il fut assez^ satisfait de. s'être ouvert un passage pour aller joindre le dac> d'Yorck , qui coutinuoit ses levées dans le pays 46 Galles; et résolus tous deux de faire un dernier
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eflbri poar réâsler i Tarage €fai se fiomoil sur leor têle. Us pressèrent le comte de WarwidL de repeaser U liandie aTec toaies les troupes KfoTil pounrou tirer de sa ganûson de Calais. L'élot* goement n'emfieclia point le comte de les rejoindre y accompagné da cfae^alier TroUop , qoi s'étoit acquis de la réputation dans-lesguerresde France^ et qoi commandoît sous loi son détachement. Mais la r^ne ne comptant pas moms sur la supë* riorité de ses troupes, les fit avancer josqu^à 61ocester j et par le conseilde Sonmierset , elle trouva le moyen de faire distribuer dans le camp ennemi une proclamation du roi, qui promettoit le par^ don à tous les partisans des seigneurs rebdies, sans autre condition que de quitter aussitôt les armes. Cet artifice produisit un efiet surprenant. L'armée du duc, s^imaginant que l'avantage dn nombre rendoitle roi déjà sûr de la victoire , ne songea qu'à profiter du pardon y en prenant la fuite par bandes; etTroUop même , à qui le comte de Warwick n'avoit pas déclaré qu'il étoit question de combattre son mattre ^ mit le comUe au désordre , en passant la nuit dans le camp du roi, avec le corps qu'il commandoit. Une désertion si imprévue jeta les chefs dans une consternation qui ne leur permit plus de penser qu'à la fuite. Le due d'Yorck prit le parti de s'embarquer pour l'Irlande , tandis que les comtes de Salisbury et
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de Wanrick se retirèrent à Calais , avec le comté de la Marche aon fils, qui étoit alors âgé de dixneuf ans.
Ce n'étoit pas la seule espérance de rétablir ses afiaires en Irlande , qui faisoit prendre cette route au duc d^forck. 11 j étoit attiré sur les traces de mylady Nevill , qui, dans Fembarrasoii elles'étoit trouvée par les proposition^ de la reine, avoit mieux aimé se dérober de là cour, que d'y acheter sa faveur au prix dont on Favoit fait dépendre. Cette princesse , en approuvant le conseil qu'elle avoit reçu de Sommerset , avoit pris occasion du premier succès de cet artifice pour former un autre dessein dont elle espéroit des fruits beaucoup plus importants. C'é toit pour quelqu'entreprise de cette nature qu'elle avoit gardé si long-temps mylady Nevill auprès d'elle. Ne pouvant douter qu'elle ne conservât toujours son ancien pouvoir sur le duc d'Yorck , elle lui avoit proposé de se rendre pendant la nuit dans un village qui étoit à peu de distance de son camp , et de le faire avertir qu'elle y étoit venue pour se procurer encore une fois la satisfaction de le voir. Ce qu'elle auroit jugé àpropos de lui dire ou de faire pour lui dans le rendez -vous oii elle l'auroit engagé , avoit été abandonné à son choix , parce que la reine, é'ima-* ginant bien qu'il ne se feroit point accompagner d'un corps de troupes considérable dans uiie partie.
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d'amour^ se proposoit de le faire enlever par Fëlîte de sa cavalerie^ dont elle avpit déjà disposé les chefs à cette entreprise. Mylady Nevill , accouiumée à joindre les plijis nobles sentiments aux foiblesses du cœur , dédaigna intérieurement une si .vile commission , et quoiqu'il lui restât peu d'inclination pour le duc y elle ne put entendre sans douleur, qu'on lui proposât de trahir un homme qu'elle avoit aimé. Mais n'osant rejeter ouvertement des instances quiétoient accompagnées d'autant de menaces que de promesses, elle Teignit de s'y rendre , dans la résolution d'avertir le duc du péril qui le menaçoit , et de chercher ensuite une retraite oùelle pût trouver la fin de tant d'aventures dont elle commencoit à se lasser. Elle se fit conduire dans le village que la reine lui avoit marqué } mais au'lieu d'inviter le duc à s'y rendre , elle lui avoit écrit qu'il devoit se garder de quitter son camp, s'il ne vouloit exposer sa vie.
. Cependant, comme le duc d'Yorck ne put recevoir cette lettre sans apprendre du messager , que mylady Nevill é toit dans un village peu éloigné, il y envoya deux de ses plus fidèles officiers, tant pour l'engagera se laisser conduire dans son camp, que pour tirer d'elle un secret qu'elle ne liii avoit communiqué qu'à demi. Ils eurent toute la facilité qu'ils souhaitoient de l'entretenir. Mais après avoir reconnu par leurs ofires qu'elle les trouverpit dis-
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posés à la servir avec zèle , elle lés pria de la conduire au port voisin, en leur faisant espérer que le duc leur liendrôit compte de ce service. L^ordre que les gens du roi avoient de lui obéir, leva tous les obistacles qu^elle eii auroit pu craindre. Son intention étoit peut-être de passer en Irlaùde, oh elle avoit demeuré assez long-tenlps pour s'y- être forn^é des habitudes ; et sans doute qu'elle marqua ce dessein à ses guides, puisqu'ils le rapportèrent au duc^d'Yorck.Maisdansles alarmes quilafaisoient fuir y elle monta sur le premier vaisseau qu'elle trouva prêt à faire voile. C'étoit un de ceux quele comte de Warwick avoit amenés deCalais , et celui qui avoit ordre de se tenir disposé à partir pour servir à la retraite du jeune comte de la Marche, si le sort dès armes se déclaroit contre son père. Cetjlé nuit étant la même que le chevalier TroUop avoit choisie pour se ranger du parti du* roi , c'étoit* aussi celle où le comte de la Marche , accompagné des comtes de Saliàbury et de Warwick , fut forcé par son père de se rendre à bord, pour gagner Calais; de sorte que ces trois seigneurs entrérë&t dans le vaisseau presqu'aû même inoment que mylady Nevillj'et dans le temps qu'elle faillit .au car pitaine <}es questions sur sa route auxquelles «il n'étoit point en état dé si^tîsfaire. • c. .•
' Dans la précipitation avec laquelle ont seL<rait en mer , elle * entendit nommer les deux comtes ^ et
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elle resseotit a ces deux noms auunt de crainie que de surprise , sans pouvoir se procurer le moyen de sortir du vaisseau. Elle »e put même éviter dès le leudemaio la vue de son père , qui marqua de l'empressemeat pour offrir ses services à une dame dont on lui vania les charmes ^ en lui appfeuant qu'elle étoitlacompagne de sa rouie. Mais ne pou-< vaut manquer d'adresse après toutes ses aventures^ elie le reçut dvec antaai de tranquilUté que si elle s'iéidit préparée à le voir^ et s'étant jetée à ses pieds, elle fit valoir la confidnee qu'eUe «voit eue dans l'affection pateroelle , pour lui demander un asile qu'elle ne pouvoit plus espérer en Angleterre, depuis qu'elle s'éioit attiré la disgrâce de la reine, en reodani service au duc d'Yordc et à son parti ; c'étoît prendre ce généreux vieillard par l'endroit le plus sensible. Il oubliale jusie ressentiment qull •avoitde la conduite de sa fille, pour lui faire ex* pliquer en quoi elle avoit offensé la r^e. Mylady JEHevill, rentrant alors dans le cours de la vérité , dont elle lui apprît toutes les circonstances , ob^ tint J)ienlotsa grâce en faiseur d'une si belle action* Maïs oo voulut savoir tout be qu'elle avOit pu découvrir ides desseins de JU rekie » dans la' familiarîté où eJKe avoit vécu avec eUe , et cette ^corîoeÎAé h replongea dans d'autres peînea.
⣠l'on a suivi toutes les circonstanoes die saiéonduite I on trouvera son caractère assez eiiraçndi*
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oaire pour avoir mérité justement l'attention des historiens , et l'admiration qu'elle a obtenuie dans 9a patrie. C'est un mélange bizarre desTertns et des vices qui paroissent le moins faits pour étreréunis ; toute la noblesse , la droiture et la générosité d'un sang iUustre , avec le dérèglement d'incKnatioRS et lacorru]Hion de mœurs qui rendent une femme méprisable dans les conditions les pins communes* Elle réasta long-temps à tout le pends de l'autorité patemdie , et l'unique aveu que le comte put tirer d'elle^ fist que la reine avait juré la perte du due d*Yoiick , ec que les raisons d'état dont elle coloroitsa haine , n'étoient que le voile de ses ressentiments pecsonnels. U falloit qu'elle eût pénétré beaucoup p)itsi<»n dans les secrets du ministère^ puîsqu'ajoutant un conseU à cette déclaration., ette pressa son père <le s'opposer au desseûa que le duc pourrait fermer de rentrer en Angleterre; et sans se laisser ébranler par les|>rières, ni par les mena-* ces ,^e refusa constamment de trahir la Teine et le duc de Sommersei.
Cependantla conduite des vainqueurs jeta quel* que jour sur ce qu'elle annonçoit avec tantd'obs-* curké, La :penie étant relosraée à Londres comme en triomphe, coaToqual^sseinblée du parlement^ et craigoam peu -de résittanoe à la tête de ses troupes y elle fit déclarer le duc td'Yorck et ses principaux adhérens , ennemis de l^état > et cou*
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pabLfis de haute trahison. Tous leurs biens furent confisqués parla même sentende , et cette rigueur s'étendit jusqu'à leurs descendants, qui fureîit déclarés incapables de posséder aucune charge publique jusqu'à ia quatrième génération. Le duc d'Ëxcester . fut revêtu de la charge de*grandiàmir^l) qui n'étoit pas encore remplie ; et tandis qu'il mettoit un nouvel ordre dans la marine j le diic deSommerset reçut ordre d'aller prendre possession - de son gouvernement de Calais. À-lavérité y il compta trop aisément que le comte de Warwick lui remettroit cette place , ou qu'étant presque. san^ garnison, il ne seroit point capable d'une forte. résistance. Cependant, la valeur des officiers suppléant au nombre , le duc se vit contraint de se retirer à Guines , pour s'y donner le temps, d'augmenter ses forces. La reine fît équiper sur-le-champ quelques vaisseaux à Sandvrich , souif le commandement du chevalier Manford. Mais le comte de Warwick étant remonté sur les siens , les surprit dans le port au moment qu'on s'y attendoit le moins , et fît tous les officiers prisonniers. Il les mena à Calais, où le comte de la Marche en fît .. . exécuter douze , par représailles de quelques exi^ CUtÎQDS. aussi sanglantes que la reine avoit fait faire
à Londres, après la rencontre de Ludlow. «
Quoique le xomte de Sâlisbury n'eût tiré de «a£llex}ue.des explications imparfaites ^ elles lui
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suffirent pour j^ger que la liberté ou; la vie cFu^c^ d' Yprck étoit menacée par quelque trahi^^*,» éi ce fut sur cette craiute quey l'ayant faitavenir' d0 tf^f pas abandômier l'Irlande , il forma lepius fatal dessein qbe la reine- eût à craindre pout la ruine'dc^ totis'les siens. La/province deKent à]fant marqué/, dès le comniencement de la guerre -, un asèle èt\\ÊH tant pourlà maison d'Yorck, ilne douta poiât*t}ûW le même fdii' n'y pût être aisérnent taUumé y stii^ tout dans'^es circonstance^j où'la cour y faisôitf feire-de rigdùreuSes informations contre les'chèlï de l'ancienne révolte. FalcOmbrigé , qu'il • y^ it passer de Calais , l'ayant confirrbé'datîs cette es-^ gérance, il le chargea d'y répandre uâ mànifefMey' où, pour s'assurer également de tous les-^ordres ^f^ la-pfovince^, il atlèstoit le cie4 qu'il n'a voit pointf d'autre motif eit prenant les armés, q^jp dedélw Tferle pauvre peuple de l'oppression sous laquelle U gémissoit, èt-de lui assurer ses libertés- et ses; privilèges. Ainsi ,'Sans nommer le duc d'Yorck , parce qu'il se tenoit sûr de ses partisans, il mettoit dans ses intérêts jusqu'à ceux qui avoient lepW d'éloignement pour la ruine desXahcastres. Ave& l'armée nombreuse qu'il comptbit de lever en ua^ moment par cette ruse , il étoit résolu d'aller droit h Londres , otrson parti ne manquoit pas d'ifatelligencôs, de se rendre martre.de la VtUe', et de» fondre ensuite sur la cour, qui étoit sans défense,
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à ÇQr0nttj f pour cracher ausâlôt le sceptre de IfL maki da roi , et l'offrir ao duc d'Torck y qaû lappeUeroit alors d'Irlande.
. Un â grand projet, ne pouvoit ^tre formé par deux hommes plus capables de Veiécoter. Les comtes de Salisbury et de Warwick , partis de Calais avec quinze cents soldats , se trouvèrent à la tête de quarante mille en arrivant aqx portes de Londres. Elles leur furent ouvertes par les habl< tantSy qui étoient disposés à les recevoir. L'arcbe- Téque de Cantorbéry , les évoques de JL^ondres ^ de I^ncoln y et de plusieurs autres villes, se déclarèrent pour eux. Us ne trouvèrept d'opposition que de la part du lord Scales , gouverneur de la Toqr , qui^ étant arrivé aussitôt qu'eux avec quelques troupes, menaça de détruire la ville à coups de canon. Us prirent le change , en se laissant amuser par sea escarmouches , et c'est la seule faute qu'il y euttà reprocher k leur prudencCé Scales vouloit donner à l'armée du roi le temps de se rassembler. Le duc deSommerset, revenu nouvellement de Guines, etleducdeBuckingham, furent nommés, pour la conduire, ou plutôt la reine la commandoit elle-même, puisque, malgré la présence du roi, rien ne s'y faisoit que par ses ordres. £Jle s'avança vers les mécontents jusqu'à Northampton , où elle eampa dans la plaine , ayant à dos une petite rivière qu'elle s'étoit fa&téé de passer, de peur.* que les
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ennemis ne se servissent de cette barrière pour re« tarder le combat.
Le jeune comte de la Marche, qui s'étoit mis à la tête de son parti, n^eutpas plus tôt appris que le temps qu'on .perdoit à Londres avoit donné, au roi celui de rassembler ses troupes, qu'il pria le comte de Salisbury de demeurer dans la ville pour faire tête au lord Scales, tandis qu'il iroit au-devant des ennemis avec le courte de Warwick et mylord Cobham, qui prirent la qualité de ses lieutenantsgénéraux, il étoit important pour ce jeune prince de parottre avec cette distinction dans un parti dont il devoit être un jour le chef.
Cependant, le comte de Warv^ick, chargé de tous les soins du commandement, pressa si vivement sa marche , qu'il joignit l'armée du roi à Northainpton. Ayant assis son camp à peu de disttince, il soutint la feinte de son père, en députant l'évêque de Salisbury au roi pour lui faire des propositions vagues qui ne furent point écoutées. Il affecta de ne pas se rebuter; et ^ raillant l'évéque^ dà mauvais succès de sa commission , il renvoya L 9a place un héraut d'armes , avec ordre de deinaa^. 4er pour lui-méoite la permission.d'allerfaire^ML' roi ses très-humb]fy» reiaontran<^ei^. Miais ce seoondi ijiessager aya nf é^^. r^^té ai^^ beajucoup dcjiaiir Xeiir, le comte ^,^uf à son tpur, ea fit partir ua UO^ème^ charg|^l4^'^^^^/ bjn^qae déclaration l