CHAPITRE II
Ambassade envoyée d'Ecosse pour conclure avec l'Angleterre une ligue offensive et défensive. — Dissimulation de Jacques VI avec les agents d'Elisabeth. — Ce prince réussit à recouvrer sa liberté. — Mesures énergiques prises contre les rebelles. — Dépit de la reine d'Angleterre. — Elle offre de négocier de nouveau avec Marie Stuart. — Mission inutile de Walsingham en Ecosse. — Reprise du complot formé sur le continent pour envahir l'Angleterre. — Marie accepte de négocier un accommodement avec Elisabeth. — Projet d'envoyer Castelnau en Ecosse pour essayer d'amener une pacification. — Entrevue de Castelnau avec Elisabeth. — Langage plein de fermeté de l'ambassadeur. — Espionnage et persécution contre les catholiques. — Exécution de Francis Throckmorton. — L'ambassadeur d'Espagne est chassé d'Angleterre. — Nouveau complot soldé par Elisabeth pour s'emparer du roi d'Ecosse. — Les conjurés surprennent Stirling , mais s'enfuient à l'approche des troupes royales. — Arrestation du comte de Gowrie leur chef. — Dispersion des rebelles. — Supplice de Gowrie. — Efforts de Castelnau pour décider Henri III à regagner l'alliance de l'Ecosse. — Vaine tentative d'Elisabeth pour se rapprocher de Philippe II. — Ses flatteries à Henri III. — Conduite pusillanime de la cour de France. — Ambassade de Seaton en France. — Offre du roi d'Ecosse de faire une ligue avec Henri III. — Réponse évasive de ce prince. — Mission de Davison en Ecosse. — Motifs qui déterminent le roi et le comte d'Arran à se jeter dans les bras d'Elisabeth. — Politique tortueuseadoptée par cette reine.— Encouragements donnésauz factieux écossais , et reprise des négociations avec Marie Stuart — Plaintes de Castelnau contre la duplicité d'Elisabeth. — Entrevue du comte d'Arran et de lord Hunsdon à Foulden Kirk. — Engagement pris par le favori de Jacques VI de lier l'Ecosse à l'Angleterre. — Patrick de Gray est désigné pour être envoyé en ambassade à Londres. — Le comte de Shrewsbury est remplacé auprès de Marie Stuart par Sadler et Somers. — Translation de Marie à Wingfield. — Nouvelles mesures pour l'empêcher de s'évader. — Mission de Nau à Londres. — Demandes réitérées de Marie pour obtenir réparation des calomnies répandues contre elle. — Lettre inconvenants
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qu'elle écrit à Elisabeth. — Déclaration de la comteue de Shrewsbury et de ses deux fils pour démentir les bruits dont se plaint la reine d'Ecosse* — Conditions offertes par Marie pour obtenir sa liberté. — Arrivée de Gray à Londres. Elisabeth abandonne les réfugiés écossais et cherche des prétextes pour rompre les négociations avec sa prisonnière. — Complots vrais ou supposés attribués aux catholiques. — Association 'pour la sûreté de la vie d'Elisabeth. — Marie demande à en faire partie. — Mission de Pontenay en Ecosse. — Translation de Marie à Tutbury. — Refus du roi d'Ecosse d'associer sa mfrre a la couronne. — Indignation et douleur de Marie. — Elle redouble d'efforts pour obtenir sa mise en liberté. — Vaine tentative de Henri III pour conserver l'alliance de l'Ecosse. — Jacques VI signe un traité avec l'Angleterre, et rappelle Archibaid Douglas.
Elisabeth, en poursuivant de mensongères négociations avec Marie Stuart, avait espéré non-seulement semer la défiance entre elle et son fils, mais encore détourner son attention et masquer une autre négociation, dont le but était de conclure une ligue offensive et défensive entre l'Ecosse et l'Angleterre. Castelnau en avait informé la cour de France; et Henri III lui recommandait avec instance, maintenant qu'il était trop tard, de conserver l'amitié des Écossais affectionnés à la Frauce (1).
Elisabeth sefiteuvoyerparleslordsdeRuthven unedéputation qui avait pour chef un colonel Stuart, « un pauvre aventurier qui s'était bâti une ambassade, » dit Castelnau, « et qui fut reçu à Londres comme si c'eût été un grand prince (2). » Il était accompagné du ministre Lindsay, « le plus séditieux d'Ecosse, qui lui servait de maître d'école (3), » et de John Col ville, un des plus habiles meneurs de la faction. Les trois ambassadeurs furent traités avec des égards exceptionnels par la reine et ses ministres : on espérait, en les caressant, obtenir d'eux tout ce qu'on désirait; mais les Écossais, avant de rien conclure, voulaient de l'argent comptant. Colville déclara que le roi ne pouvait être maintenu en captivité que si l'on augmentait sa garde aux frais de l'Angleterre, ajoutant que c c'était
(1) Correspondance du r«t avec Castelnau, dans Tsur.iT.
(?) Correspondance de Castelnau, dans Tbclbt, t. III, et Cnfatuiu
P) Ibidem.
en cela que consistait la vie de leur cause. ■ Le colonel Stuart comptait, pour lui personnellement, sur une somme de quatrevingts ou cent mille écus qu'on lui avait fait espérer ; on ne pût arracher à Elisabeth, quelques instances que lui fissent ses ministres, qu'une misérable somme de trois cents livres; encore exigea-t-elle que cette somme fût prise sur le crédit de Bowes (I). Elle était persuadée que la ruse suffirait à assurer le succès de sa politique.
Son ambassadeur en Ecosse, avisé de ce qui s'était négocié à Sheffield avec Marie (2), eut ordre de discuter une seconde fois l'association à la couronne de la mère et du fils. Jacques VI s'y montra plus opposé que jamais : il désirait, dit-il, la liberté de sa mère, comme c'était le devoir d'un bon fils ; quant à l'association, il n'y avait jamais consenti et ne pouvait l'accepter dans la* forme où elle était proposée. Le conseil la rejeta d'une manière absolue, et déclara dangereuse la liberté de la reine (3). Bowes s'empressa de rassurer Walsingham; et Colville, de retour en Ecosse, écrivait qu'il avait trouvé toutes choses en parfait état et le roi mieux disposé que jamais (4). Avant que ces avis fussent parvenus en Angleterre, tout avait changé de face en Ecosse : Elisabeth, ses plus rusés ministres, ses plus vieux diplomates , venaient d'être joués par un prince de dix-sept ans, au moment où ils se croyaient le plus sûrs de lui.
Meyneviile n'avait quitté Edimbourg, que lorsqu'il avait cru mûr le complot secrètement ourdi pour la délivrance du roi. Jacques s'était retiré, peu après, au château de Falkland et y avait convoqué la noblesse. Il simulait la plus complète insouciance, lorsque, le 27 juin (1583), il fit tout à coup fermer les pontes du château. Après en avoir confié la garde au colonel Stuart qu'Elisabeth avait refusé d'acheter, il en défeudit l'entrée, excepté à ceux qui étaient du complot. Angus et Mar
(1) Correspondance de Castelnau, et Tytlbr, t. VI, p. 356.
(2) TitottPB, t. I, p. 447.
(3) Bowes à Walsingham, 29 juin, Ramier, Contributions, p. 251-253, et Tytler, t. VI.
(4) ColvilU à Walsingham, 25 Juin 1583, State papers office.
avaient commencé à rassembler des troupes ; le roi leur ordonna de les renvoyer sous peine de trahison; ils obéirent sur-le-champ (I). Une proclamation fut publiée, qui déclarait crime de haute trahison l'attentat de Ruthven, et annonçait que tous ceux qui désavoueraient leur révolte seraient pardonnes; mais qu'il serait procédé avec rigueur contre quiconque y persisterait (2). Gowrie, qui s'était ménagé d'avance son pardon, se réconcilia; Augus et Mar s'étaient enfuis. Lecomted'Arran reprit tout son ascendant, et très-probablement Lennox eût été rappelé s'il eût vécu (3); le roi du moins vengea sa mémoire des insultes du clergé (4), dont il était décidé à réprimer les prédications insolentes.
En apprenant la déroute de son parti Elisabeth, dans son dépit, écrivit au roi d'Ecosse : « Je voudrais, mon cher frère et cousin, qu'au milieu de vos nombreuses études, on ne vous laissât point oublier la leçon d'Isocrate, qui veut que le souverain tienne plus de compte de ses paroles que les autres hommes de leurs serments... , comme chose qui est la marque disti active et les véritables armes d'un prince. Comment pouvezvous supposer que vous vous justifierez envers moi, quand tous vos actes démentent vos promesses? Vous n'avez pas affaire à quelqu'un dont l'expérience puisse se payer de fausse monnaie, et qui se laissera aisément tromper. Non, non I je renverrai à l'école vos plus rusés conseillers... Je regrette de vous voir prendre tant de peine pour vous tromper vous-même, en croyant tromper les autres. Je veux néanmoins me conduire avec vous comme une sœur affectionnée, comme quelqu'un dont vous pouvez recevoir honneur et contentement, et plus de garantie pour votre sûreté que de tous vos conseillers faux et dissimulés (5). »
(1) Melvil, pf 288 et 239; Càldbïiwood. p. 1270; CatUlnau au rai, 31 Juillet, dans Ticulbt. t. III ; Tytlbr, t. VI. p. 359 et 360,
(2) SpottisWoodb, p. 326.
(3) Mblvil, p. 292. 293 et 294.
(4) Proclamation for Lennox, 27 Juillet 1583, State papers office.
(5) Elisabeth au roi d'Ecosse, 7 août 1583, ttarkian M8., et Raunsr, p. 254 et 255.
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Rendant hypocrisie pour hypocrisie, le roi d'Ecosse répondit à Elisabeth qu'il était animé pour elle du plus profond dévouement, du plus vif désir de maintenir l'amitié entre les deux royaumes ; et il continua à prendre des mesures pour achever la ruine des conjurés de Ruthven, partisans de l'alliance anglaise (1).
Elisabeth avait voulu s'en prendre à sa prisonnière de l'échec de sa politique; mais comment faire un crime à une mère d'être venue en aide à sou fils? Plusieurs des ministres, et Walsingham lui-même , à bout de ruses, étaient d'avis qu'il ne restait plus d'autre moyen pour parer aux dangers sans cesse renaissants, que de contenter la reine d'Ecosse et son fils (2). Elisabeth lui fit proposer, par l'entremise d'Archibald Douglas, de reprendre les anciennes négociations. Marie refusa : « Je mériterais , » écrivait-elle , « le nom de très-mal avisée et le mal qui m'en pourrait suivre, si, après les anciennes expériences que j'ai faites de leurs fausses procédures , je me laissais davantage abuser et bercer par telles feintes négociations, ne tendant, comme je m'aperçois trop clairement, qu'à retarder et arrêter le bon cours que mon fils a commencé à prendre pour assurer sa vie et son État, et qu'à donner le temps à la reine d'Angleterre et à nos ennemis près d'elle de pratiquer une altération de l'état présent, se voyant, comme on dit, sans bois de quoi faire flèche en ce quartier-là. Ou bien pensent-ils, sous une vaine espérance de ma liberté dont ils me veulent leurrer, me faire joindre avec eux pour ramener mon fils sous le joug de ladite reine et remettre sus ses anciens partisans (3)?... »
Voyant son jeu démasqué, Elisabeth fit partir pour l'Ecosse Walsingham, le plus rusé de ses hommes d'État. L'astucieux diplomate devait, pour gagner le roi, mêler les promesses aux
(1) Correspondante de Bowes, dans Tytler, t. VI, p. 364 «t 365; LABUtOFf t. V. p. 360.
(2) Correspondance de Castelnau.
(3) Marie à CasUHmûu de Mawissière, 3 septembre 1583, Labuiopf, t. V, p. 364-367.
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remontrances, et, si c'était possible, exciter de nouvelles séditions. Walsingham fut très-froidement reçu : Jacques refusa même pendant plusieurs jours de lui donner audience, et quand il l'admit, ce fut pour lui déclarer qu'il désirait l'amitié de l'An* gleterre, mais qu'il entendait être roi chez lui ; qu'il ne pensait pas qu'Elisabeth eût à s'inquiéter des sentiments de ses conseillers plus que lui-même ne s'inquiétait des dispositions des minisires anglais (i). Walsingham jugea bien vite que ses remontrances seraient inutiles ; il écrivit à sa souveraine qu'il n'y avait aucun espoir de ramener le roi. Il attribuait sa désaffection aux menées de samère etle représentait comme un ennemi dangereux. Il annonçait en même temps qulil était en train d'organiser un plan qui, s'il réussissait, obligerait le roi , qu'il le voulût ou non, à ne dépendre que de Sa Majesté (2). C'était probablement un complot semblable à celui de Ruthven; mais quel qu'il fût, il échoua, et Walsingham revint à Londres sans avoir rien obtenu. Elisabeth, pleine de dépit, rappela d'Edimbourg son ambassadeur ordinaire, sir Robert Bowes.
Pendant son séjour en Ecosse , Walsingham avait eu quelques vagues avis du vaste complot catholique dont il a été question plus haut. Momentanément abandonné pendant la captivité de Jacques VI, ce complot avait été repris aussitôt après sa délivrance. Les chefs, après avoir discuté de nouveau le plan d'invasion, avaient décidé que l'attaque aurait lieu non par l'Ecosse , comme il avait été convenu d'abord , mais par l'Angleterre. Philippe II promettait de fournir des armes et de faire une diversion en Irlande; il avait déjà avancé les sommes nécessaires aux préparatifs de l'expédition. Le duc de Guise devait partir de Flandre, à la tête de quatre mille hommes, et débarquer sur un point de la côte d'Angleterre , taudis que le duc de Mayenne etle duc de Bavière se jetteraient sur d'autres points avec des soldats allemands et les réfugiés anglais. U n'y
(J) Walsingham à Burleigh et à Elisabeth, 6 et il septembre 1583, Thorp*, 1 1, et Trruut, t. VI.
(2) Lettres de Walsingham à Êlùabeth, 12 et 15, et à Burleigh, 11 et 22 septembre, Thorpb, L I, p. 455, 458, 457, 458.
avait pas là des forces suffisantes pour précipiter de son trône la puissante Elisabeth : les conjurés comptaient sur un soulèvement des catholiques. On envoya secrètement pour les travailler Charles Paget, un des réfugiés anglais, et Thomas Morgan, gentilhomme gallois chargé de l'administration du douaire de Marie, mêlés l'un et l'autre à toutes les intrigues en faveur de cette princesse. Jacques VI fut prévenu ; il approuva et fit dire au duc de Guise que l'entreprise pour la liberté de sa mère et le maintien de leurs droits lui paraissait fort honorable et les moyens excellents, pourvu que les choses fussent adroitement conduites (I).
Marie était instruite de tout ce qui se préparait ; mais soit qu'elle doutât du succès, soit qu'elle craignit pour sa vie si l'invasion avait lieu, soit qu'elle redoutât que son ûls ne pût pas résister à la turbulence des nobles et aux intrigues de l'Angleterre, soit enfin qu'elle voulût rendre ruse pour ruse, elle accepta la proposition qu'elle avait rejetée d abord, de reprendre les négociations pour un accommodement avec la reine d'Angleterre. Elle demandait que le roi de France intervint dans le traité pour le rendre plus efficace, et que Casteluau fût envoyé comme négociateur en Ecosse (2). Henri III accueillit avec empressement cette demande de sa belle-sœur; il écrivit à la reine d'Angleterre, au roi et à la noblesse d'Ecosse pour offrir sa médiation, et donna à Casteluau les instructions et les pouvoirs nécessaires. Il lui recommandait de ménager la susceptibilité d'Elisabeth, mais do maintenir le parti français pour inquiéter cette princesse, et l'empêcher de fomenter des troubles dans son royaume : « Nous n'avons rien de plus propre, » disait-il, « pour retenir en bride icelle reine, qu'en lui laissant la racine du mal qu'elle craint du côté de l'Ecosse. » De Marie Stuart il n'était guère question (3).
(1) Murdin, p. 496; Papiers de Simancat, lettre B, liasse 64, et Tbulbt, t. V.
(2) Marie Stuart à Mautisriêre, 12 novembre 1583, LuiiNorr, t. V, p. 373*
(3) Jibb, t. II, p. 539-545, et Teulet, t. III, p. 245 et suiv.
Pour que la mission de Casteluau réussît, il fallait le coucours d'Elisabeth ; il y avait peu d'espoir de l'obtenir. Outre que ses ministres ne cessaient de lui répéter « qu'il fallait toujours trouver le moyen de nourrir la division en Ecosse, et non d'y mettre l'accord (1), » elle était plus que jamais irritée contre Marie et contre Jacques VI, parce que des lettres, interceptées par Walsiugham, lui faisaient soupçonner quelque entreprise mystérieuse dont on disait que le duc de Guise devait être le chef. La haine d'Elisabeth s'exhalait en paroles pleines d'une aveugle colère (2) : » elle s'émerveillait, puisque le roi d'Ecosse avait fait mourir Morton comme coupable du meurtre de son père, et qu'il demandait encore Archibaid Douglas pour faire le semblable, pourquoi il ne réclamait pas aussi sa mère pour la punir. »
A cette époque le bruit commençait à se répandre que Marie avait eu des relations intimes avec le comte de Shrewsbury; Elisabeth et ses ministres le propagèrent pour diffamer cette pauvre princesse, comme ils avaient propagé les libelles de Buchanan. « On l'a dit à l'ambassadeur d'Espagne, » écrivait Gastelnau à Marie, « on l'a dit à l'archevêque de Saint-André quj m'en a fait plainte; on l'a dit aux banquiers étrangers pour le mander partout , semant cela parmi les catholiques et les protestants pour vous décrier envers eux. Et voilà les services que vous rend cette bonne sœur... C'est le dernier venin que vos ennemis se sont réservé, n'ayant pas pu empoisouner votre corps , d'envenimer votre réputation (3). »
Quand l'ambassadeur obtint audience d'Elisabeth pour lui remettre les lettres de Henri III, lui exposer le but de sa mission en Ecosse et lui demander son concours, il fut très-mal accueilli. Elle se répandit en plaintes contre Marie et son fils, et déclara qu'elle ne voulait plus s'occuper de ce qui les concernait; ajoutant que, si la reine d'Ecosse avait eu affaire à
(l) CosUVmu au roi,<& avril, 1584, dans Tkulet, t. III. W.CasUlnau au roi, 1" janvier 1584, Bibl. Harleian, MS., fol. 334-338. (3ï Cattelnau à Marie Stuart, MS., Bibl. nationale, fonds Brecquigny , t. XCVII; voyez aussi la Lettre à Henri 111, lw janvier 1584.