CHAPITRE IX
L'altier Espagnol les laissa sur cette parole , et il quitta l'Angleten'e le 29 janvier. Arrivé à Madrid , il expliqua toutes les affaires d'Ecosse à Philippe II , qui se montra très-satisfait ^ de sa conduite, et qui mit aussitôt douze mille écus à la disposition de Marie Stuart entre les mains de Tassis ^. Phi* lippe II se servit bientôt d'un ambassadeur aussi hardi et aussi remuant, dans le lieu où il pouvait le mieux être utile à ses desseins sur l'Angleterre et sur la France. Après la mort du duc d'Alençon , surve* nue le 10 juin 1584 à Château-Thierry, il envoya Mendoza pour faire ses compliments de condoléance à Henri III et à Catherine de Médicis ' , et il
ténia de tratar dello ni ning^uno del inundo, per ser solo V. Mag^ à quien ha via de dar cuenta; por lo cual no pasase adelante ninguno dellos en la materia sino fuese con ]a espada en la mano, que lo del casdgarme la reyna, era lisa para mî, y excesivo contento el partirme al momento que me enviase pasaporte... Pues no le havia dada satisfaccion siendo ministro de paz, me esforzaria de aqui adelante para que la tuviese de mi en la guerra. » Simancas, Neg. de Ing^laterra, leg. 839.
^ « Y la respuesta que los distes, la quai fue la que convenia y me ha parescido muy bien, y que os haveis governado en la salida con la misma cordura y pecho que en todo lo de mas que se offrescio durante vuestra estada en aquel reyno, de que quedo yo de vos con entera satisiaciôn y de vuestros buenos servicios de lôs quales mandare tener la queuta y memoria que es razon. » Papiers de Simancas, Francia, A-56*^-l9.
* Ibid. Lettre du !•' mai. A-56*-6.
> Papiers de Simancas. Lettre du 2 sept. A-56**-17.
l'accrédita bientôt auprès d*eux à la place de Tassis, qui fut nonuné veedor gênerai (inspecteur général) de l'armée de Flandre. De Paris, où il excita les Guises, où il inspira la Ligue , Mendoza poursuivit de sa baine et de ses complots la reine Elisabeth, qui ti'ouva en lui un ennemi aussi ardent qu'infatigable.
En même temps qu'elle expulsait Mendoza, et qu'elle déjouait le projet de Philippe II et du duc de Guise, Elisabeth essaya elle-même de renverser en Ecosse le parti de Marie Stuart, à l'aidq des ban* nis qui sortirent de leur retraite pour y opérer uû soulèvement. Le comte de Gowrie se porta fc Dundee. Les comtes d'Angus , de Mar, et le maître de Glammis entrèrent le 22 avril à Stirling avec cinq cents chevaux. Mais Jacques VI et le comte d'Arran , instruits du complot, marchèrent contre eux à la tête de douze mille hommes. Gowrie fut pris et décapité. Angus, Mar, Glammis et leurs adhérents, contraints de se jeter en Angleterre, furent déclarés coupables de haute trahison, et Arran, plus puissant que ja<* mais, gouverna sans contestation le roi et le royaume d'É
.cosse
Les deux partis venaient d'échoué également. L'invasion catholique de l'Angleterre avait été découverte avant d'être tentée , l'invasion protestante
» Tytler, t. VIU, p. 180 à 196; Camden, t. H, p. 416.