‹ Histoire de Marie StuartChapitre 149 sur 224 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

qui devaient les y décider \ » Mendoza invitait les conjurés, aussitôt qu'ils auraient frappé la reine, à tuer ou à saisir Cecil, Walsingham, Hunsdon , etc., et à s'emparer de don Antonio qui était aloi's en Angleterre et dont Philippe II redoutait toujours les prétentions sur le Portugal *.

Philippe II avait déjà reçu avec un sentiment de satisfaction et d'orgueil l'avis que Marie Stuart le désignerait comme son héritier au royaume d'An* gleterre. « Cette reine, écrivait-il le 18 juillet à Mendoza^, a gagné par là un grand crédit auprès de moi, et elle a accru la bonne volonté que j'ai toujours portée à ses affaires. » Il la louait d'avoir subordonné l'amour de son sang au service de Dieu et de la chrétienté*. Il chargeait Mendoza de le lui

* u Los fae escrito dos cartas por diferehtes vîas , una en italiano y otra en latin, animandolos a la etnpresa eomo digna de animes tan catolicos y del antiguo valor ingles, y que se effetuando el matar a la reyna tendran el assîstencia que pidieren de los payses baxos y se(3ruridad de ser socorridos de V. Mag**, lo quai yo los prometia como ellos me pidian sobre mi fee y palabra, animandolos â presurar la execucion con algunas razones que los forçavan a ello. » Pap. de Sîm., aux Arch, nat., série B, liasse 57, n*" 73.

» Ibid.

3 (f ...Ha ganado gran credito conmigo y hecho me crecer la buena voluntad que si siempre tuve à sus causas. » Ibid. y

série A, liasse 56, n** — -.

* « • . .Que pospone el amor que se pudiera temer que la

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dire 9 en ajoutant qu'il était charmé de la prendre sous sa protection pour la replacer, avec l'aide de Dieu 9 où elle devait être» Ses espérances s étaient accrues et ses résoluticms s'étaient fortifiées, lorsqu'il avait appris par les lettres de Mendoza tous les détails de la conspiration catholique. Il approuvait ce que son ambassadeur avait répondu à Gifford^ a En considérant 9 lui disait-^il, l'importance de l'événement, si Dieu, qui a pris maintenant sa cause en main, veut qu'il réussisse 5 vous avez bien fait d'accueillir ce gentilhomme et de l'exciter , lui ainsi que ceux qui l'ont envoyé, à pousser l'entreprise plus avant*.

Après avoir conseillé à Mendoza quelques précautions afin d'éviter la découverte d'un secret qui, disait-il , entre beaucoup durait peu et se gardait mal^, il ajoutait : u En lisant les noms des confédérés , je me suis souvenu de quelques-uns d*entre eux et des pères des autres^. Par l'entente de semblables personnages, l'affaire me paratt fondée, et moi, pour le service de Dieu, la liberté des catholiques et le bien de ce royaiune, je suis décidé à les seconder. Aussi ai-je immédiatement ordonné qu^on

enganasse de su hijo al servicio de N'° S', y bien publico de la cristiandadf y particular de a<juel reyno* » Ibid*

* Pap. de Sim., aux Arch, nat., série A, liasse 66, n® ^*

» llùd. — 3 IlMd. — « /AU.

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