‹ Histoire de Marie StuartChapitre 150 sur 224 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

apprêtât le secours nécessaire tant par la voie de Flandre que par celle d'Espagne. Il est vrai que le succès dépendant surtout du secret et de la diligence les forces seront préparées à petit bruit et ne seront pas assez considérables pour les empêcher de partir promptement d'Espagne et de Flandre aussitôt qu'on saura que s'est faite en Angleterre la prin* cipale exécution dont se sont chargés Babington et ses amis. » Philippe II prescrivait à Mendoza de donner aux conjurés l'assurance la plus positive qu'ils seraient soutenus à temps, et voulait qu'il envoyât vers eux Gifford, afin de leur dire : « que la sécurité des catholiques d'Angleterre tenait au secret de l'entreprise, et le secret de l'entreprise à la promptitude de son accomplissement \ tt

Le même jour, dans une autrç dépêche écrite en triplicata^ à cause de son importance , Philippe II

* f( No dexarê de ayudarlos y assi desde luego mando qud se apreste y aperciba el dOcorro necessario taqto por la via de Flandes como por la de aca de Espana; verdad es que por consistir todo el efecto en el secreto y averse de préparât esto con el menos ruydo qae se pueda non sera el àparato tan grande..» porque no dané, nias acudir a se con ello eon la mayor presteza que se pueda , por la una parte y la otra | en sabiendo que se ha hecho en Ing;laterra la principal execucion de qae Bavington y sus amigos se haa encargado. n

Pap. de Sim., aux Arch. nat, série A, liasse 56, n** qa- ^ P y a, sur cette dépêchei ces paroles écrites de la main même de Philippe H : u Todo se ha dicho de duplicar y

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adressait à son ambassadeur à Paris deux lettres pour le prince de Parme, gouverneur des Pays-Bas. L'une avertissait celui-ci de se préparer, l'autre lui prescrivait d'agir. Mendoza devait faire partir immédiatement la première et garder entre ses mains la seconde jusqu'au moment où il saurait que Babington avait accompli ce qu'il avait projeté. « En ce cas, disait Philippe II à Mendoza, envoyez-la tout de suite au prince, afin qu'il mette à la voile avec le secoui^, sans attendre un nouvel ordre de ma part, puisque cette seconde lettre , comme vous le verrez, est si précise à cet égard ^ »

Mais il n'était déjà plus temps. La multiplicité des affaires, la distance des lieux, l'étendue des défiances, la lenteur des résolutions, faisaient toujom^ intervenir Philippe II trop tard. Dès que Walsingham avait eu entre les mains les preuves écrites de la conspiration , et les moyens de poursuivre tous ceux que ses patientes et artificieuses machinations y avaient enveloppés, depuis la royale captive, dont le gouvernement anglais voulait se défaire, jusqu'à ses plus obscurs serviteurs , il se décida à en arrêter le cours. Elisabeth, qu'il instruisit des projets d'at-

aun de triplicar por lo que importa. » Papiers de Simancas,

aux Arcfa. nat., série A, liasse 56, n° ^.

*■ Papiers de Simancas, aux Arch. nat. Ces deux dépêches de Philippe II à Mendoza sont du 5 septembre.

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