‹ Histoire de Marie StuartChapitre 166 sur 224 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Elle s attacha à établir que ces lettres et ces noîeê se rapportaient oaiiqueinent à sa délivrance et à ^ fuite qu elle devait favoriser^ m&ne par Finvanon de L'^Liigleterre. Mai», lui dirent les boinmes de loi d'Ëljsabetb, vou^ ne ponvifô recoorir à de pa* reils mayen$ pour von» rendre libre f nais man^ quer aux lois du royaimie dans lequel vous étiez , et sans mcnaear la vie de la reine. L'invasion du royaume et la mort de la reine sont imépara* blement liées^ et l'une ne peut pas aller sans l'autre* Par le succès seul de l'invasion , 8a Majesté perdait le royaume et la vie*. Si Marie Smart convint d'être entrée dans ce projet d'attaque contre l'Angleterre^ par les dures nécessités oà elle avait été réduite^ et même d'avoir sew^é à transférer la succession d'Ang^leteire au roi d'Espag^ne *, elle conti^ nna à désavouer vivement le projet d'attentat centre ÉHsabetb^9 rejetant toujours les témoignages de Babingtcxi, de Nau et de Curie,

Dans ce nouveau débat , oà dlle eut encore pour principal adversaire l'incisif Burg[bley * ^ elle fut B6b\e et touchante, La défense de sa dignité lui inspira les plus éloquentes paroles , et le sentiment de sa triste position lui fit souvent verser des lar-

* Hardwicke, t. I, p, 245.

•Caiïidew, I. II, p. 505. — Hcmell, p. 1 187-1 IM^.

* Camden , t. II , p. 504-505. — HowelJ, p. 186.

* Hûwell , t. I, p. 1185. -- Tytler, t. VIII , p. m^.

mes. « Avec quelle injustice, dit -elle, procèdet-on contre moi! Mes lettres ont été triées et détournées de leur véritable sens ; les originaux m'en ont été enlevés» On n'a eu aucun égard à la religion qu,e je professe et au caractère sacré que je porte comme reine. Si mes sentiments personnels, milords, vous sont indifférents, pensez au moins à la majesté royale qui est blessée dans ma personne; pensez à l'exemple que vous donnez ^ » Elle en appela ensuite à Dieu et aux princes étrangers contre l'injustice avec laquelle on l'avait traitée*, et s'écria : *' Je suis entrée dans ce pays en mè fiant à l'amitié et aux promesses de la reine d'Angleterre w , et, ôtant de son dqigt une bague qu'elle montra à ses juges : « Voici, milords, dit-elle, le gage d'amour et de protection que j'ai reçu de votre royale maîtresse. Regardezle bien. C'est en comptant sur lui que je suis venue parmi vous. Mieux que personne , vous pouvez dire comment ce gage a été respecté*! » Elle demanda à être entendue en plein parlement , ou à avoir une entrevue avec Elisabeth^, et elle ajouta : « Accusée, je réclame le privilège d'avoir un avocat

« Tytler, t. VIII, p. 363, 364. — Howell, t. I, p. 1185.

* Howell, t, I , p. 1185. -^Advis de M. de Bellièvre, dans Egerton,p. 103.

' Courcelles, Négociations^ p. 18 ; Bannatyne, Club édition. — Tytler, t. Vm,p. 364*

* Howell, p. 1188.

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