‹ Histoire de Marie StuartChapitre 26 sur 224 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

combien leurs acte»» dépament les droits accordés aux sujets par les saintes Écritures et sont contraires aux loyales obligations qui leur sont imposQss envers leurs princes naturels \ » Us attribuaient le soulè* yement dont le parti de Murray s était raidu cou*pable en Ecosse non au désir de châtier les meur^ triers du roi , mais à l'ambition de gouverna le royaume. Ils répétaient que leur maîtresse, dont les ancêtres avaient été des monarques indépendante» et qui était une princesse indépendante elle-même » lie saurait être jugée par qui que ce fût» comme lavait reconnu la reine d'Angleterre ', à laquelle ils demandèrent une audience immédiate '.

Introduits auprès d'Elisabeth» ils déplorèrent» dans les termes les plus vifs» toute la conduite de celle affaire. Us Lui mppelèi*eni la promes$e qu çlle avait faite de ne pas souffrir qu'on attaquât l'honneur et l'autorité, dé leur royale maltresse » se plaignirent qu'on eÛLt encouragé une aussi atroce im« putation contre elle» insistèrent plus que janviis pour qu dUb fût admise à y répondre elle-même» en M royale présence» et réclamèrent en attendant l'arrestation de ses accusatem^^. Cette sommation én®t'-

* Anderson, t. IV, part, ii, p. 130.

^Ibid.,p. 131, 132.

*Gooclan»t. II,p. 309k213.

* Goodall» t. II, p. 213 à 219. — Correspondance de La Moihe Fénelon, dépêche du 10 déc. 1568, 1. 1, p. 38, 39.

gique était de nature à embarrasser Elisabeth. Elle y échappa avec astuce. Tout en affirmant qu elle ne croyait pas la reine d'Ecosse coupable du meurtre de son mari, elle prétendit que, le régent et ses collègues lui ayant attribué ce meurtre pour se défendre eux-mêmes, elle devait les mettre en demeure d'administrer les preuves d'une semblable assertion. Elle assura qu'elle écouterait ensuite volontiers leur maîtresse dans sa justification ^ La partialité de ce procédé, qui transformait les accusés de rébellion en accusateurs de meurtre, indigna les commissaires de Marie. Ils combattirent le projet d'entendre encore Murray, et ils déclarèrent que rien de ce qui se ferait n'avait leur adhésion et ne saurait préjudicier aux droits de leur souveraine ^.

Leur indignation couvrait de profondes alarmes. Aussi, pendant qu.'ils se déchaînaient contre le régent avec le plus d'amertume, ils lui offrirent un nouvel accommodement. Afin d'empêcher la production redoutable des pièces qu'attendait la perfide animosité d'Elisabeth , ils lui proposèrent de s'entendre avec la reine sa sœur qui le replacerait dans toute sa faveur et qui donnerait à lui et aux siens toutes les garanties qu'ils désireraient^. Mais ce n'était là qu'une réconciliation, tandis que Murray et

* Goodall , t. II, p. 221. —^ Ibid,, t. II, p. 223.

• The joarnal of privy council of England , 4 déc. 1668. Anderson , t. IV, part, ii , p. 135.

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