CHAPITRE VII
struction du conseil d'Ecosse et contenant les interrogatoires de Dalgleish, de Powrie, d'Hepbiim, de Hay de Tallo, qui prouvaient que Bothwell était le principal auteur du meuitre de Damley ; les lot^ très et les vers trouvés dans la cassette d'argent et écrits de la main de Marie Stuart, qui attestaient sa complicité dans le meurtre et son adhésion à l'enlèvo' ment qui avait conduit au mariage avec Bothwell * ; les dépositions de Nelson et de Crawford, qui con* firmaient l'authenticité des lettres par la similitude de certains détails rapportés dans les unes comme dans les autres*; les dernières paroles dites sur l'échafaud par Hay de Tallo et par Hepburn, qui ajoutaient la déclaration orale de l'un des agents les plus résolus de Bothwell aux aveux écrits de Marie*. Toutes ces pièces , ou originales ou légalement certifiées , furent mises sous les yeux des commissaires anglais , auxquels Elisabeth , dans une pensée facile à pénétrer, adjoignit les comtes de Northumberland et de Westmoreland 5 tous les deux pairs papistes, ainsi que les comtes de Shrewsbury, de Worcester, de Huntijngdon et de Warwick^.
Ces personnages les plus considérables de l'Angleterre, dans l'esprit desquels Elisabeth voulait
* Anderson, t. IV, part, n , p. 150 à 154 •— * Ibid. p. 166
km.
» Ibid,, p. 173, ^ Goodal, t. II, p. 141, 257-Ç8-P9.
* Anderion, t. IV, part, u , p. 170.
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perdre sa rivale de réputation, se réunir^Qt le 14 décembre à Hampton-Court pour examiner solennellement les pièces qui leur étaient soumises. Des lettres anciennes et authentiques, écrites de la main de Marie Stuart à Elisabeth , furent comparées à celles qu'on lui attribuait et qui Fimpliquaient si fortement dans le meurtre de Damley ' . Après un examen attentif de l'écriture et de l'orthographe des unes et des autres, le conseil privé déclara qu'il n'avait trouvé entre elles aucune différence *.
Quoique irrégulière dans la forme, cette vérification était accablante au fond. L'évêque de Ross et
* « That the original letters and writings exhibited by the régent as the queen of 5cofs letters and writings, should aiso be shewn , and conférence thereof made in their sight with the letters of the said queen , long since heretofore writen with her own hand and sent to the queen's majesty, whereby may be searched and examined what différence there is betwixt the same. » Goodall , t. II , p. 252. — Maîc. Laing, t. I , p. 175.
* « There were produced sundry letters written in frencb, supposed to be written by the quene of Scots owne hand to the erle Bothwell... And beîng redd were duly conferred and compared for the manner of writing and fashion of orlhography, with sundry other letters long since hertofore written and sent by the said quene of Scots to the quenes majesty... in collation werhof no différence was found. » The joumals of proceedings of the lords of the privy council in
Ëngland, etc., at Hampton-Court the 14th and 15th dec. 1568, dans Ander&on , t. IV, part. «, p. 172, 173.