CHAPITRE VIL
gale. Q ne soutint pas avec une grande vigueur laccusation tardive dirigée contre Murray et le» siens 9 en représailles de celle qu ils avaient intentée à la reine« A cette attaque inattendue, le bouillant Lindsay avait envoyé un cartel à Herries' , et Murray défia, le 11 janvier, devant le conseil d'Angleterre, les commissaires de sa sœur d en administrer la moindre preuve *♦ Se bornant à lire la vague récrimination qui leur avait été transmise de Bolton , les commissaires de Marie déclarèrent qu'ils ne savaient rien par eux-mêmes et firent seulement allusion à ce qu'avaient dit sur Morton et Letbington les complices déjà condamnés de Bothwell. Us assurèrent du reste que , venus pour défendre Thomieur de leur maîtresse , ils suivaient uniquement ses volontés , en se faisant, en son nom et d'après ses désignations, accusateurs d'autrui^.
Une accusation aussi évidemment subsidiaire et trop difficile à poursuivre à l'égard du principal adversaire de Marie, qui offrit d'aller la repous*ser à Bolton en présence même de sa sœur*, ne put pas être poussée bien loin. On songea encort
» Goodall, t. Il , p. 272. — Malc. Laing, 1. 1, p. 185* > Goodall, t. II, p. 307. — Malc. Laing, 1. 1, p. 191, 194.
* Goodall , t. II , p. $0B , 309. — Anderson , c. III , p. M. — Malc. Laingr, t. I, p. 192 , 193.
* Goodall, t. 1, p. 309.
une fois à Tabdication de Marie. Elisabeth lui en fit renouveler la proposition par le vice-chambellan KnoUys, comme le moyen de tout arranger et de tout finir \ Lethington en avait récemment aussi exprimé la pensée^ dans laquelle entrèrent les commissaires mêmes de la reine d'Lcosse. Mais le mal était fait; la diffamation produite. En renonçant à sa couronne, Marie Stuart eût confirmé elle-même sa culpabilité. Aussi n'hésita-t-elle point. Si, avant la conférence d'York , elle avait été un moment prête à sacrifier son autorité à son honneur, elle ne Tétait . plus après l'irrémédiable conférence de Westminster. Elle dit à ses commissaires qu'en cédant à ses adversaires tout ce qu'ils demandaient, elle paraîtrait avoir* esté elle-mesme son juge et s'estre condamnée^ , elle rendrait certains les bruits qu'on avait fait courir sur ellcj et serait en horreur aux peuples de toute ceste isle^. Après leur avoir montré les diverses et dangereuses conséquences qu'aurait de sa part un acte semblable , elle ajoutait qu'elle ne voulait point ainsi perdre sa réputation, rompre ses alliances., exposer même sa vie^. — « Je vous piie de ne plus
« Goodall, t. II, p. 279 et 300. — Tytler, t. VII, p. 260.
* Anderson, t. IV, part, ii, p. 140 à 144.
5* Déclaration de Marie Stuart présentée par ses commissaires à la conférence du 9 janvier 1569. — Labanoff, t. II, p. 274.
• Ihid., p. 275. — » IhiH., p. 275, 276.