‹ Histoire de Marie StuartChapitre 38 sur 224 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

médiate de ses forces, et il marcha contre le parti de la reine avant que celui-ci eût concentré les siennes. Se portant vers l'ouest, il y surprit le duc de Châtellerault et lord Herries, qu'il contraignit à entrer en accommodement. Dans une conférence qu'ils evirent avec lui le 13 mars 1569 à Glasgow, ces deux serviteurs de la reine conclurent un traité de pacification provisoire entre les deux partis qui divisaient l'Ecosse. Ils consentirent à reconnaître le jeune roi , à condition qu'on répai'erait envers eux et envers les leurs les dommages qu'ils avaient soufferts pour avoir été fidèles à sa mère. Il fut convenu qu'une commission de nobles des deux côtés, et au nombre desquels seraient les comtes d'Argyle et d'Huntly, s'assemblerait le 10 avril suivant à Edimbourg pour y régler la pacification générale et définitive du royaume \ En attendant, ils allèrent tous

de Morton, de Mar, de Glencairn, de Meatetth, de Biichan; les maîtres de Graham , de Marshall, d'Errole; Tévêque d'Orkney; les commendataires de Dumferling;, de Balmeri* noch, de Dryburgh, de Cambuskennith, de Coldingham , de Quhithorne; les lords Lindsay, Glammis, Saltoun, Innermeith, Cathcart, Ochilthree; le secrétaire Lethington, le trésorier Richardson, le contrôleur TuUibardîn, les clercs du registre et de la justice, et les députés des bourgs, d'Edimbourg, de Stirling, de Dundee, de Peebles, de Glasgow, de Cupar, de Saint- André, de Perth et de Haddinglon.

* Murray à sir John Forster, 15 mars 1569, au State Pap. Off.j et dans Tytler, t. VU, p. 274. — La convention du

saluer lé jeune roi à Stirling» L'archevêque de Saint- André, le comte de Cassilis, lord Herries restèrent en otage entré les mains du régent , qui délivra les prisonniers faits à Langside ^

Murray ne licencia point ses troupes* Il profita de la trêve conclue à Glasgow pour se rendre à la frontière du sud et y écraser les Borderers *. Sorti plus fort de cette double expédition, il revint triomphant à Edimbourg au moment où l'assemblée pacificatrice devait s'y tenir. Hundy et Argyle avaient refusé d'y prendre part. Ils avaient rejeté l'arrangement provisoire de Glasgow , qui avait paru , non sans raison , désastreux à Marie Stuart. Menacée de voir son parti dissous et son fils généralement reconnu , la reine prisonnière avait transmis l'expression de sa surprise et de son mécontentement au duc de Ghâtellerault et à lord Herries ^ Ses lettres leur parvinrent la veille du jour où s'ouvrit l'assemblée. Us en furent très-affectés* Le duc pleura toute la nuit et lord Herries en fut malade ^. Ils résolurent

18 mars eât dàtis la correspondance de La Mdthe Fénelon , t. I , p. 800 à 302.

* Tytler, t. VII, p. 275. — « Ibid.

» Dépêche de La Mothe Féfielon à Charles IX, 6 mai 1569, ti I, p. 369. — Le comte de Huntly avait écrit à Marie Stuart pour se plaindre de la conduite du duc de Ghâtellerault. Ibid., t. I, p. 379.

* Cl Le duc de Ghâtellerault fut metl de si grand repentance qu'il ne cessa toute la nuict de pleurer, et millord

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