‹ Histoire de Marie StuartChapitre 42 sur 224 · CHAPITRE VIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIL

voulant le faire empoisonnera Les seigneurs catholiques et plusieurs des membres principaux du con* seil privé voyaient clandestinement l'ambassadeur d'Espagne et provoquaient même une invasion dont ils garantissaient la réussite^. Cette invasion pouvait d'autant plus être tentée que le duc d'Albe venait d'écraser l'insurrection des Pays-Bas et disposait de la plus grande partie de ses forces. Enfin le parti catholique, menaçant en Angleterre, triomphant en Flandre, était victorieux en France, où le duc d'Anjou et le maréchal de Tavannes venaient de gagner la bataille de Jarnac sur l'amiral Coligny et sur le prince de Condé qui y avait succombé.

Ce fut dans ces circonstances que le duc de Norfolk, le comte d'Arundel et plusieurs autres conseillers privés d'Elisabeth s'élevèrent contre les me-

* tt Por estos dias supo el mismo embajador (don Gueraldo d'Espès , chevalier de Tordre de Calatrava , qui avait remplacé , en septembre 1568 , don Gusman de Silva comme ambassadeur de Philippe II à Londres) por avisos de la reina Maria y participe al rey Felipe que habia cerca de su persoaa sug;etos pagados por Isabel para darle veneno. » Don Tomas Gonzalez, Apuntamientdsy etc., p. 87. — Avis répété à ce sujet par Marie Stuart. Ibid.y p. 96.

2 a El duque de Norfolk , y el conde de Arundel , y el coude de Northumberlaud aseg^uraban à cada paso â Espès que si el rey Felipe emprendia una invasion en Ing^laterra , séria seg^uro el éxito seg^un el desafecto de la mayor parte de las clases y personas al gobierno de Isabel. »> Don Tomas Gonzalez 9 Apuniamientosy etc., p. 90.

surea provoquées par Cecil'. Ils ébranlèrent un moment son erédit dans Fesprit de la reine. Élisa* beth sembla délaisser la politique de son ministre. Cecil lui-même , que ses adversaires voulaient abattre, plia devant eux pour éviter sa chute*. Il regagna les bonnes grâces du duc de Norfolk en paraissant se dévouer à sa fortune^.

Le duc remportait. Isolée au milieu de son ton* sfil, Elisabeth, à 1 égard de laquelle fléchissaient la fidélité de Leicester et la confiance de Cecil, entama des négociations avec tout le monde. Par Tentremise de Robert Ridolfi, chef de la compagnie des marchands florentins à Londres et agent secret du pape, elle entra en pourpaiiers avec lambassadeur d'Espagne, afin d arriver à un arrangement pacifique des

^ Dépêche de La Motfae Fénelon du 21 juin 1569, t. II, p. 51 à 53. — Don Tomas Gonzalez, Apuntamientos y etc., p. 91.

* « Cecil... previno el golpe, manifeslose muy humano côn Norfolk, Arundel, y otros grandes y caballeros calolicos, y procuro tambien captar la benevolencia del embajador espanol. » Apuntanûentos, elc. , p. 91*

• c< Et cependant liiy (Cecil) ayant prins grand peur de ce qu^on luy vouloit ainsy imputer tout le mal de ceste (juerre, tant odieuse à tout ce royaulme, a heu recours au duc de Norfolc, et luy a requis sa proieclion , avec promesse de suyvre doresnavant son parly, et de se porter en tputçs chpses pour son certain et tout déclairé serviteur, n La Mgthç Fénelon , Dopêchè du 21 juin 1569, t. II, p. 53.

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