CHAPITRE VIII
de sa citadelle^ Le jugement de Lethington fut aussi impossible que Favait été son emprisonnement. Murray en ordonna TajoumementS afin d'éviter une sentence d'absolution qui aurait été. un triomphe pour Lethingftoti , une mortification pour lui.
Sa rupture avec un bomme aussi capable et aussi aimé lui fit Un gi*and tort dans le royaume ; elle ajouta à la baine qu'on lui portait^ et détacha de ses intérêts plusieurs de ceux qui avaient puissamment contribué à son élévation après Carberry-Hill et décidé sa victoire à Ijangsidei Kirkaldy de Grange et Alexandre Hume furent de ce nombrei On l'accuiâk de perfidie envers Marie Stuart, de trahison divers Norfolk, de violence envers Châtellerault^ de déloyauté et d'ingratitude envers Letbington^ de servilité envers Elisabeth. Bien que l'église presby^ térienne lé soutint avec ardeur comme son utile chef, et qilë le peuple des villes lui fût favorable à cause de la vigueur de son administration et de la rigide justice qu'il faisait observer partout , la ma* jeure partie de la noblesse le détestait et aspirait à le renverser.
Pour affermir son autorité chancelante , Murray démanda des secours en munitions et en argent à Elisabeth *. Il demanda de plus que Marie Stuart fût
*Tytler,t. VIIkp«a97.
' A note of the principal matters in Nichoks Elpfainston's
réintégrée en Ecosse , où il assura que sa vie ne courrait aucun danger \ et que sa délivrance serait beaucoup plus difficile qu'elle ne l'était en Angleterre. Il envoya successivement Fabbé de Dumferling et Elphinston pour rappeler à Élisabetb tous les troubles que Marie Stuart avait déjà causés dans sa cour et dans son royaume, lui signaler les périls auxquels elle s'exposerait en la retenant, et lui déclarer qu'entouré, comme il l'était en Ecosse, de difficultés et d'ennemis, il serait bientôt hors d'état de soutenir la cause commune si on ne lui remettait pas celle dont les pratiques menaçaient journellement la sûreté des deux royaumes ^. En retour de la personne de Marie, il offrait, avec une odieuse condescendance, de rendre le malheureux comte de Northumberland que réclamait Elisabeth '. L'extradition de cette princesse était formellement demandée par les comtes de Murray, de Morton , de Mar, de Glaincaim, les maîtres de Marshall et de Montrose, les lords Lindsay, Ruthven*, Semple, à la reine d'Angleterre, et vivement sollicitée auprès de Cecil par Knox , qui lui écrivait , disait-il , avec
instructions, au State Pap. Off., et dans Tytler, t. Vil, p. 302.
*- u That she should live her natural life, wîthout any sinister means taken to shorten the same. » Copy of the « instrument, » au State Pap. Off., et Tytler, t. Vil, p. 299.
2 Ibid. — 3 jf^i^^^ p, 302. » ibij,^ p. 299, 300.