‹ Histoire de Marie StuartChapitre 70 sur 224 · rv, p · texte numérisé non relu

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^ Voir les lettres de Cecil à Walsingham du 24 mars et du 7 avril. Digères, p. 67, 68.

* Marie Stuart à La Mothe F*énelott, 81 mars 1571. Labanoff, t. IIlj p. 200, 268, î64. — Tyiler, t. VII ^ p. 843.

* Leshfs Negoûatïons. Aùderson, t. III, p. 185, 127, l30, 131, 133. — Correspondance de La Mothe Fénelon, t. IV, {>. 4.

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beth mit un terme à des cotiférenced qu elle avait âigagées^ au moment où la France sortait de la troisième guerre civile; qu'elle avait tramées en longueur, tant qu'elle avait pu craindre l'union de Charles IX et de Philippe II pour restaurer en com« mun Marie Stuart, et qu'elle déclara rompues lor&» que des pourparlers de mariage entre elle et 1© du^ d'Anjou l'eurent pleinement rassurée du côté de la cour de France'.

Marie Stuart était de nouveau déçue dans ses espérances". Depuis deux ans et demi qu'elle était captivé en Angleterre , elle avait cherché tour à tour les moyens de sa délivrance et de son rétablissement dans les forces de son parti en Ecosse^ dans son ms^ riage avec le chef de la noblesse anglaise , dans l'iu'* surrection des sujets catholiques d'Elisabeth, dans l'union des lords écossais soutenus par la cour de France après la mort de Murray, enfin dans Un ac^

^ La Mothe Fénelon, U III, p. 439, dépêche du 18 jan-i vier 1571, et presque toutes les dépêches de la fin de ce troisième volume et du quatrième*

^ Elle écrivait le 4 mars l5ll à l*archevéque de Glasgow : u Ce sont tesifloignages que Pidtention de ceste toyne e^t autre que iA parole, et qu'il ne faut que je m'attende à aucun traicté. » I^abanoff , t. III , p. â04, 205. — Le 20 mars elle disait dans un mémoire rédigé pour le duc d*Albe: « Quant au traité de la royne d'Angleterre et de moy, il eti est advenu cotnine j'ay tousjoutâ espéré ^ cW riea qui vaille, if Labanoff , U III, p. 220«

commodément avec son heureuse et puissante rivale. Tout avait échoué. Les Écossais fidèles à sa cause avaient été ahattus par Murray en 1569, affaiblis par Elisabeth en 1570; le mariage avec le duc de Norfolk avait rencontré peu de faveur en Ecosse et une interdiction formelle en Angleterre; les catholiques anglais s'étaient soulevés deux fois et avaient été vaincus deux fois; l'accord négocié à Chatsworth , avec tant de concessions de sa part , était rejeté; la France lui faisait défaut et semblait renoncer à la vieille amitié de FÉcosse pour en nouer une nouvelle avec l'Angleterre. Que lui restait-il à tenter ? Le roi Philippe II était son dernier moyen de salut. Elle eut recours à lui et provoqua une invasion espagnole combinée avec une insurrection anglaise.

Afin de décider Philippe II à intervenir en armes dans le royaume d'Angleterre, il fallait lui promettre une assistance considérable, et lui donner la certitude que le duc de Norfolk se soulèverait et se ferait catholique. Ce roi lent et circonspect avait été détourné jusque-là d'une entreprise qui lui était représentée comme trop hasardeuse. Le duc d'Albe soutenait , depuis plus d'un an , que l'invasion de l'Angleterre présentait les plus grandes difficultés, qu'elle exigeait des sommes considérables qui n'étaient pas à sa disposition, qu'elle rencontrerait la double opposition de la France et de l'Allemagne ,

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