‹ Histoire de Marie StuartChapitre 72 sur 224 · CHAPITRE VIII. U · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. U

les soutenir, et il était maintenant indispensable pour provoquer une expédition de isa part de la montrer comme d'un accomplissement facile et d'un «uccè$ certain, par l'appui que le due de Norfolk lui procurerait auprès de la noblesse et dans les comtés d'Angleterre, qui se lèveraient en armes aussitôt que paraîtraient les vaisseaux et que débarqueraient les soldats de Philippe IL

Marie Stuart avait entretenu de constantes et d'affectueuses relations avec le duc de Norfolk pendant qu'il était enfermé à la tour. Elle lui avait fait remette son portrait ' , et , quoiqu'ils ne se fussent jamais vus , ils s'adressaient des lettres assez passionnées *,

XiOticisiS recebidas 4e Ing^Iaterra, se inclîn6 a favorecer las rebeliones de £iquel reyno y de Escoçia, a cuyo efecto,.. Se detçrinino a enviar à Jorge Quempe, caballero principal, con despachos para los condes y otras personas de importancia, animàndolas à continuar en su proyecto y proinetîendolas con toda seguridad socorros de todos clases , prontos y eficaces... para acreditar à los condes que el rey se decidia à, soccorrerlos de todas maneras, Ilevaba cartas para el duque de Alba con ordenes al intenta. » Jpuntamientos , p. 98,

* « His grâce delyvered to me... A lyttle tablett of golde, wherin was sett the quene of Scott's picture. » Banister's déclaration, dans Murdin, p. 136.

* « And most certen y t is , that those letters tendid ail geather to matters of love. » Banister's déclaration and submission, dans Murdin, p. 138. — Quelques-unes des lettres de Marie Stuart au duc de Norfolk pendant qu'il était à la

as MARIE STUART.

Ces lettres étaient en chiffres. Elles passaient par les mains de Tévêque de Ross, dont le secrétaire John Cutbert les déchiffrait pour Marie , tandis que Banister les déchiffrait pour le duc , dont il était le serviteur ^ Elles étaient soigneusement dérobées à la connaissance d'Elisabeth , qui croyait tout rapport particulier et tout dessein commun abandonnés entre les deux prisonniers. Quelque temps après la mortdeMurray , lorsque ses espérances se relevaient du côté de FÉcosse, Marie Stuart écrivait au duc de Norfolk : — Si vous êtes décidé à ne pas reculer dans cette entreprise , je mourrai et je vivrai avec vous. Votre fortune sera la mienne ; c'est pourquoi faites-moi savoir en toutes choses votre volonté *. )> Au moment même où la négociation avec Marie Stuart, commencée à Londres, allait être poursuivie à Chatsworth , la peste ayant pénétré de la cité dans la tour , Elisabeth avait consenti à en faire sortir le

tour sont dans le recueil du prince Labanoff, t. III, p. 11, 19, 31, 35, 36, 47, 61. — Elle l'appelait myne own good constant lord, et s'y disait your own faïthful to deatfi. Quelquefois même le duc de Norfolk éprouvait de la jalousie. « For aboute that tyme thear was halfe a jalowsie of my lord's parte, towchînge the quenes of Scott's faithe fulness towardes him. » Banister's déclaration and submission, dans Murdin, p. 138.

* Ibid., p. 138.

^ Marie Stuart au duc de Norfolk, 19 mars 1570, dans Labanoff, t. III, p. 31,32.

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