CHAPITRE VIII
tions d'Hîgford, le décidèrent à parler'. Il exposa sans réserve ce qui s'était passé entre la reine d'Ecosse et le duc de Norfolk, depuis la conférence d'York jusqu'à la mission de Ridolfi sur le continent*. Ses révélations achevèrent d'accabler le duc de Norfolk.
Entraîné dans un complot qu'il avait plus avoué que conduit, ce sujet ou trop ambitieux ou trop timide fut alors accusé de haute trahison. Conduit de nouveau à la tour, il y tomba dans de grands accablements*. D'abord il nia tout. Mais lorsqu'il sut' que le complot avait été découvert par ses propres serviteurs et par l'évéque de Ross , il s'écria : h suis trahi*. Il convint alors de ce qui le compro-
* Anderson , t. III, p. 189 à 200.
' The bishop of Ross*s eiamination. Murdin , p. 20 à 32, 35 à 38, et 46 à 54.
* a About five of the clock , or somwhat afore , we conveyed the duke from his house to the tower, witfaout any difficultie... He semeth now very humble, and shewith as tfaoug^h he will com to open ail. » Lettre du 7 sept. 1571, de sir Ralph Sadler, de sir Th. Smilh et de M' Wilson à lord Burghley. Murdin , p. 148. — « He semyd very myche abasshed ; and fallîng on his knees, protcsting; that he did it but to Your Majestie , he confessed his undutifull and folisli doeng^s, requyring mercy and pardon at your Higness's hands. v Lettre des mêmes et du même jour à Elisabeth. Murdin , p. 149.
* Leslys Negottadom» AndersOn, t. III , p. 178.
^Dettait le moins *. Il écrivit à Elisabeth les lettres leç plus soumises et les plus suppliantes , reconnut les graves offenses dont il s'était rendu coupable enven elle, et implora son miséricordieux pardon*,
Mais Elisabeth, poussée par le parti à la foii alarmé et exalté de la réforme religieuse, se propo-^ sait de faire un grand et terrible exemple. La rébellion répétée des catholiques du nord? la publication audacieuse de la sentence de déposition fulminée contre elle par le pontife de Rome, le projet persévérant de marier le chef de la noblesse anglaise à «a rivale au trône d'Angleterre, le recours au roi d'Ei^ pagne pour combiner une expédition militaire partie du continent avec une nouvelle insurrection provo«quée dans l'île, excitèrent au dernier point sa crainte et sa sévérité. Don Gueraldo d'Espès reçut ordre de sortir immédiatement du royaume *. Lord Lumley, lord Cobham et son frère Thomas Gobham, k comte de Southampton, sir Henry Percy, sir Thomas Stanley, sir Thomas Gérard, Howiston, Lowder, Powell l'un des gardes pensionnaires de la reine, furent arrêtés, avec tous ceux^ qui se trouvaient compromis par les lettres saisies ou par les aveux
obtenus; et le procès du duc de Norfolk fut résolu.
* Murdin , p. 157 à 164.
* Murdin , p. 153.
* Jpuntamientos , p. 119, 120.
* Ijcslifs Neyotiations, Anderson, t. III, p. HÔ.