CHAPITRE IX
Chàtellerault , de l'autre. Par les soins et avec l'assistance de Killegrew, on arrêta que les lords dissidents approuveraient, dans une déclaration formelle, la religion réformée, telle qu'elle était établie, se soumettraient au gouvernement du roi et à la régence de Morton , reconnaîtraient comme illégal tout ce qui avait été fait en opposition à ce gouvernement d^epuis le couronnement de Jacques VI à Stirling; qu'en retour, ils semient rétablis dans leurs biens et leurs honneurs , et qu'on annulerait les actes passés contre les partisans de la reine, qui obtiendraient une amnistie complète ^ L'arrangement des Hamilton et des Goixlon , dans ' lequel le comte de Huntly fit entrer son vaillant frère sir Adam Gordon, fut suivi de la soumission des lords Grey et Oliphant , du scheriff d'Ayr , des lairds de Buccleugh et de Jonbston *. Le 23 février 1573, le régent signa les articles de la pacification de Perth *, qui désarmèrent et annulèrent le parti de la reine.
Ce parti ne conservait que la citadelle d'Edimbourg* — M Maintenant, écrivait Killegrew à Burgh-
* RobertsoD, etc., liv. vi.
»Tyller,t.VII,p.410.
* « God so blessed this treaty, as this day, being ihe 23'''* aforenoon , the articles of accord and pacification weré signed. » Killegrew à Burjjhley, 23 févr. 1573, au State Pap. Off., et dans Tytler, t. VH, p. 410, note 2.
ley, il ne reste plus que le château pour que le roi soit obéi partout et pour que le royaume soit uni ^. » La position des Castiliens devenait de plus en plus mauvaise, ils étaient abandonnés de tout le monde* Le château de Blackness venait même d'être Kvré par la femme de James Kirkaldy , frère de William, à Morton qui lavait séduite ^. Malgré cette trahison et toutes les difficultés que r^icontrait une résistance plus longtemps prolongée, sir William Kirkaldy ne songea nullement à se rendre. Cet bomme vaillant et d'une fidélité maintenant opiniâtre envers sa souveraine se refusa à toute espèce d'accord. Il avait résisté aux instances et aux religieuses menaces de son ancien ami Knox ^ qui lui avait dépêché peu de temps avant de mourir le ministre Lindsay, en lui disant: — » Allez au château, chez cet homme que j'ai tant aimé, comme vous savez, et dites-lui que je vous ai envoyé encore luie fois pour l'inviter, de la part de Dieu , à abandonner cette mauvaise cause. S'il ne le fait pas , ni ce roc escai^ auquel il se fie misérablement , ni la prudence chamelle de l'homme (Lethingtcm) qu'il croit un demi-dieu, ni l'assistance des étrangers ne le sauveront. Il sera arraché honteusement de son nid et pendu à une potence à la fade du soleil, s'il ne
* Killegrew à Burghley, 18 févr* 1573, au State Pap. Off., et dans Tytler, t. VII , p. 409.
^Tytler, t. VII,p. 410.