MARIE HUM
ses lieutenants en Écosse. Ces seigneurs consentirent à plusieurs des conditions imposées par la reine d'Angleterre ; mais ils déclarèrent qu'ils ne pouvaient renoncer à leur alliance avec la France, qui les avait toujours généreusement secourus, et protestèrent toutefois qu'il n'entrerait une armée étrangère en Écosse que si des troubles y éclataient avec trop de fureur pour que les troupes nationales pussent les faire cesser. Us ne voulurent pas s'engager à remettre le jeune prince entre les mains d'Élisabeth , ni à gêner en rien la reine dans le choix d'un époux. Ils demandèrent qu'Élisabeth promît de ne rien entreprendre contre l'Écosse, puisqu'elle exigeait une semblable promesse de Marie à l'égard de l'Angleterre ; enfin, ils décidèrent formellement qu'Us ne feraient aux Anglais l'abandon d'aucune de leurs places fortes.
Les discussions relatives à ce traité durèrent vingt jours, au bout desquels les commissaires anglais vinrent rendre compte de leur mission à Elisabeth. Cette princesse,