‹ Histoire de Marie StuatChapitre 107 sur 214 · CHAPITRE IV. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. i

plus d avantage pour elle. Loreque Murray fut en sa présence, il mit un genou en terre et commença à parler en écossais. La reine larrèta en lui disant de s'exprimer en français , puisqu'il savait cette langue. Murray s'en excusa sur le peu d'habitude qu'il en avait et sur la difficulté qu'il éprouverait à s'expliquer dans une langue qu'il avait peu parlée et presque oubliée. La reine répliqua qu'il s'en souvenait assez pour s'en servir et surtout pour la comprendre, et elle lui dit alors, en français, qu'elle s'émerveillait qu'il eût osé paraître devant elle sans sa permission, u N'étes-vous pas flétris comme rebelles à votre souveraine * ? N'avez-vous pas rejeté ses sommations avec mépris et porté les armes contre son autorité ? Je vous ordonne de dii*e la vérité comme il appartient à des gentilshommes^. « Murray, con-

^ u El conde habiendo puesto una rodilla en terra, coinenzo a hablar en escoces. La reyna incontinente le dijo, que hablase en frances, piies sabia la lengua. El se excuso, diciendo, que por el poco uso que habia tenido de hablarlo lo babia olvidado, y no podria en aquella lengua esplicar su intento. Respondio le la reyna, que aunque el no la bablase expeditamente sabia que la entendia bien por lo cual en lo * que ella le respondiese o preguntase , le queria bablar en frances y asi comenzo a decirle, que ella se inaravillaba de que hubiese venido a su presencia, sin licencia, habiendo sido declarado rebelde por la de EIscocia. » Gusman de Silva à Philippe II, 5 novembre 1565. Arch. de Siaiancas. Inglaterra, leç. 818.

' il Hâve you not spurned ber summons, and taken arms

fus, répondit ^n repoussant Taccusation de trahison, en déclarant qu il n*avait pas pu se rendre auprès de sa souveraine, parce quelle était entourée de ses ennemis, et en niant d'avoir voulu s'emparer de sa personne. Il déclara que la reine d'Angleterre ne Tavait pas encouragé à prendre les armes*.

Elisabeth pria l'ambassadeur de France de se souvenir des paroles de Murray , et , apostrophant ce dernier avec véhémence, elle ajouta ; « Vous avez bien fait d'être véridique. Je n'ai jamais encouragé, et aucun de mes officiers n'a encouragé en mon nom votre rébellion dénaturée contre votre souveraine. Pour l'empire du monde, je ne soutiendrais pas un sujet dans sa désobéissance envei*s son prince; si je le faisais jamais , cela pourrait disposer Dieu à me punir par des troubles pareils dans mon propre royaume! Qmmt à vous deux, vous êtes d'indignes traîtres; je vous ordonne de sortir à l'instant de ma présence*. »

against her authoriiy? I command you, on the faith of a gentleman, to déclare ihe truth? — Copy of ihe queen's speech to the earl of Murray, before the french ambassador, the sieur Mauvissîèrc and thequcen's council. » Au Stat. Pap. Off., et dans Tytler, t. VII, p. 14, 15.

* Ibid,, et Tytler, p. 15-

' « It is well, satd she, that you hâve told the truth : for neither did I, nor any one else in my name, ever encourage in your unnatural rébellion against your sovereign , nor, to be mistress of world, could I maintain any subject in disobédience to his prince : it might move God to punish nie

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