CHAPITRE IV
Damley, après avoir été quelque temps ^accQfd avec Biccio, se brouilla mortellement avep \\x\. 4flabitieux et vain , san^ douceur et ^qs courage, jr^anq^ant d'babileté et de soumission , P^rnley, dpqt Tesprit pe $*était pa§ élevé ayep |a fortune^ avait promptempnt lassé Iq tendresse de Marip Stus^r^. |1 s'était fait illuslop sur ce cœuf i^ol^ilp, et \\ n'£|vait rien oi^blié ppuf perdre l'en^pire qu'il y ayait pri^ mi inoment. Il aipiait à boire ^ , passait une partie c^f sqn temps è^ )a chasse', et sp n)0|i^raît haq^ip, dur, ^yigean^'. Il avait pressé Marie Stuart dp lui apcprdpr la couronne matrimorfiale *^ p'est-à-<Jire \^ moitjé ^e (autorité suprême, qu elle lui avaîf p^pipi^ ^^s les premières ardeurs de son affection , et qu ay^t poss^ée sqn pf*emier mari , Frapçois II. M^is elje s'y étaflt refusée ^ soit parce qu'elle le frPUYç^it i|ia(pable de la pprter, ^it parce qu'elle UP l'^iRiaif plus. Les dpfauts de Darnley ne lui laissajpnt aucun doute sur le§ périls où toin^ef^t le royaume , et ou elle se jet-
* ti Ail people sa y, tbat Darnley is foo much addicted to drînking. « La reine lui ayant fait des représentations h ce sujet, il eut envers elle de tels procédés et de telles paroles, que u she left the place with tears. » Drury à Cecîl, Berwick, 16 février 15G6, dans Keith, p. 329.
>KeitIi,p. 328.
^ u Darnley is of an insolent, ^naperipa^ temper, and thinks ibat he is nçver suFficiently honoured. n Randolpk à Cecil , 24 janvier 1566, dans Keith, p. 329!
* Drury h Cecil, 16 février 1565, dans Keiih, p. 329.
228 MARIE STOART.
terait elle-même, en lui conférant rcxercicetUi pouvoir royal. Moins de six mois après leur mariage , Marie , dégoûtée de Daraley, mettait autant de soin à l'éviter qu'elle avait naguère montré d'empressement à le voii*. Ils n'étaient pas loin d'une rupture, et le mécontentement de Damley préparait une douloureuse humiliation à Marie Stuart.
Déçu dans son ambition , blessé dans son attachement , Damley attribua les refus et les éloignements de la reine à l'influence de Riccio; il crut que le secrétaire italien était à la fois son conseiller et son amant. « Il avait découvert , disait-il , que ce misérable David avait déshonoré son lit nuptial'. » Il résolut donc de se défaire de lui. Il s'ouvrit à son cousin Georges Douglas, auquel il confia son chagrin et fit partager le désir de vengeance qui l'animait. Il envoya celui-ci auprès de lord Ruthven, l'un des amis les plus ardents de sa famille, homme hardi et résolu, pour le prier de l'assister dans ses ressentiments et dans ses projets d'élévation*. Il s'agissait de tuer Riccio et de prendre violemment la couronne matrimoniale. Lord Ruthven , bien qu'il
*■ u He went so &r as to asser that u the villa in David » liad disLonoured bis bed. » Rutven's narrative, dans Keith, appendix n^ XI, p. 119, et lettre de Ruthven et de Morton à Cecîl du 27 mars 1566, au State Pap. Off., et dans Tytler, t. VII, p. 22.
* Récit de Ruthven, dans l'appendix de Keith, p. 1 19, 120.