CHAPITRE IV
fut dans le moment fort malade, après quelques hésitations, adhéra au complot', qui fut aussi communiqué à lord Lindsay^, et dont Randolph même eut connaissance. Un peu moins d'un mois avant son exécution , Randolph écrivit en effet à Leicester le 13 février 1566 : « Je sais d'une manière certaine que la reine se repent de son mariage, qu'elle hait Damley et tous ses parents; je sais que lui-même n'ignore pas que quelqu'un partage ses faveurs avec lui ; je sais qu'il existe des pratiques conduites par le père et le fils pour s'emparer de la couronne malgré elle ; je sais que, si le projet réussit, on coupera la gorge à David avec le consentement du roi.... J'ai appris des choses encore plus atroces que celles-ci , des choses dirigées contre la personne de la reine. Mais je crois qu'il vaut mieux en garder le secret que de les écrire à M. le secrétaire (Cecil). Je n'en parle donc en ce moment qu'à Votre Seigneurie*. »
* Récit de Ruthven, dans l'appendix de Keith, p. 120. » Ibid.
* u I know DOW for certain , that this queen repenteth hcr marriage, that she hafeth him (Damley) and ail hiskin. I know that he knoweth himself , that he hats a partaker in play and came wiih him. » Dépêche de Randolph à Leicester, du 13 février 1566, dans Tytler, t. VII, p. 23. — u I know that there are practices in hand, contrived between the father and son to corne by the crown against her will. I know that if that take effect whîch is intended, David, wilh the consent of the king, shall hâve his throat eut withiii
230 MARIK SÏUÀHT.
Le complot s'étendit sans êti*è découveh, Riitliven, qiie d'étroits rapports liaient aux lords exilés , crut nécessaire de les y faille entrer. Dé même qu'il avait fallu ruiiioh dès amis cîé Marié Stiiâri et des partisans de Lennox cbiitrè Murray et les siens, il fallait qiie les soutiens dé Lenridx et de Muri'ày s'unissehl contre Mairie Stiiart et les sérviteiii's de son autorité. Les Lerihox seuls ii'auraieht J)as pu tenir Miirmy et les autres proscrits dâiis l'eiîl, et souiiiélti*e à leur volonté là réirie, éri lui infligeant, jiistjiié siir lé trôrië, uii tel affrdiit. Il fui doiic coriveriii Iju'bii associerait à là conjuration ceux qui avaient été liâgùèré poiirsuivis à ôutrdiice. Lé coîiite dé Mortôii , prbclié pâréîit et anii particulier dé Mui'ra^% attaché â la croyance protestante menacée, cl chiighant dé perdi'fe l'olFfice de châhbelîer dii rbyatiiné, aiiisî Ijué certaine biens dé là cbiirorine , fut chargé dé cblidiilré l'éfatreprise. Il le fit avec mystère el liaDileté. tJbteiill' l'assentiment des principaux ministres et des plus puissants barons du parti réformé ; faire renti-ér les exilés et les rétablir dans leur position ; s'assurer de l'appui d'Elisabeth et de ses principaux ministi^es, Ceci! et Leicesler; tdër Ricclo; dissoudre le parlê-
tbese tieii ilays. Many thiiîgs grievdiiser aiid wbrse ttiàn tliesb are Ur'bugKt tb ihy eàrs; yeà, bf thinfj^s ihiéndëd against Lér own person , wbich , because I think bétter to Éeep secret thaii Write to M. Secrétary, I speak iiot oF thëin but now to your lordsbip. b Tyder, t. VII, p. 23.