CHAPITRE V
réconcilia avec Muiray , Argyle , Glencaim et Rothes , à condition qu'ils ne se joindraient, pas aux meurtriers de Riccio^ Elle poursuivit ces derniers avec un implacable ressentiment. Morton, Ruthven, Lindsay, George Douglas , André Kar de Faudonside et soixante-cinq lairds ou gendemen ' furent cités devans la justice comme ayant pris part à cet attentat, et elle marcha sur Edimbourg, où ils étaient restés et d'où à son approche ils s'enfuirent en An* gleterre. Marie Stuart rentra dans la ville où elle avait été outragée et prisonnière avec le désir de se venger et le pouvoir de le faire.
Elle prescrivit au comte de Lennox de ne plus paraître à la cour^. Ijethington, dépouillé de sa charge de secrétaire d'État, reçut ordre de se retirer à Invemess *. Joseph Riccio devint secrétaire particulier de la reine à la place de son frère David ^, aux restes duquel furent rendus de grands hon-
' Mémoires de Melvil, t. I, p. 301. — LabanofF, t. I, p. 348, 849.
> Keith, Appendiz d« XI, p. Iâ9| et Appendix n^ XII, p. 130 et 131. — Leurs noms sont annexés à la dépêche de Bedford et de Randolph du 27 mars, dans Wrig^ht, t. I, p. âSl, 232, et dans Ellis, t. II, p. 220 à 222.
' Lettre de Randolph et de Bedford du 27 mars. Wright, 1. 1, p. 234, et Ellis, t. II, p. 222.
* Lettre de Bedford et de Randolph. Wrig;ht, t. I, p. 232, 233, et Ellis, t. Il, p. 216, 217. —Mémoires de MehU, t. I , p. 204.
* Keitli, Appendix n*» XI, p. 129.
neurs'. T^es auteurs principaux du meurtre ayant pris la fuite , Marie fit saisir et mettre à mort quelques-uns des complices subalternes^ qui avaient gardé les portes du palais pendant son exécution et qui croyaient échapper au châtiment par leur obscurité. Dans son animosité ardente , elle jeta en prison le laird de Dromlangricke et son fils le prévôt de Glenkonden , qui n'étaient pas à Edimbourg au moment où Riccio fut tué, mais qui refusèrent d'entrer dans une ligue fonnée pour rechercher et punir tous ceux qui avaient coopéré à cet attentat '.
Damley avait été obligé de le désavouer, pour sa part, dans une déclai'ation publique qui avait été affichée le 20 mars à Edimbourg. Il s'élevait contre les bruits calomnieux par lesquels on osait l'associer, disait-il , au meurtre cruel , commis en la présence de la reine, et à la détention criminelle de la tris-noble pers&nne de Sa Majesté*. Il ajoutait : « Sa Grâce, pour éloigner la mauvaise opinion que les bons sujets pourraient être induits à concevoir à la suite de ces faux rapports et de ces séditieuses rumeurs, a déclaré
• Voir, à ce sujet, p. 50, noie 8, du !•' volume de History ofScotland, etc., par Malcolm Laîd^, 4 vol. in-S"*. Londres, 1819, 3- édit.
> Mémoires de Melvil, t I, p. 203. ^ Keith, p. 334.
* Lettre de Bedfbrd et de Randolph du 27 mars. Wrig^ht, 1. 1, p. 233, et Ellis, t. XI, p. 217, 221 et 222.
*EUi8,t. II, p. 222,2-s<:Tie.