CHAPITRE V
armes. Ce jourwlà ' Bothwell, à peiqe arrivé, attaqua corps à corps, avec beaucoup de bravoure, un fameux borderer nommé John Elliot du Park. Celui* ci , en se défendant , le frappa d'une épée à deux mains et le blessa asse^ grièvement. Bothwell fut ti^nsporté dans le château voisin de l'Hermitage. Sa blessure mit encore plus en évidence les sentiments de Marie Stuart pour lui. ^ £n apprenant cette nou^ velle , dit Crawford , la reine fut troublée au fond du cœur et n'eut aucun repos qu ellp n'eût vu lord Bothwell *. »
Retenue h Jedburgb jusqu'au 15 octobre, par l'ex* pédition des affaires qui l'y avaient appelée, elle monta à cheval dès qu'elle fut libre et se rendit au château où se trouvait son lieutenant et son favori blessé. Elle était accompagnée de Murray et de quelques autres seigneurs. Quoiqu'il y eût dix -huit milles de Jedburgh à THermitage, elle y alla et en revint le même jour ', Après avoir passé une heure avec Bothwell , à la suite de cette longue route, elle écrivit encore une partie de la nuit * à celui qu'elle venait de quitter. La
* « On the «amQ d^y Bothwell was wounded in tbo band by Wm of Park. 9 cUlm^rs, p, 5 et 3Q5,
^ H The q»90D beipg then at Jedburgb and understanding tbe e^rtiùii i^port of tbis ac^oident , wa« so blgly grîeved in heart, tbat shç topk no repo«e in body uotil sbe saw biro, » OpmifikTds Memoirs, Ms>cité par Keiib , p, 353.
9 Kei^b , pt 353.
^ L§ttr0 de I^hington k Tarcbevêque de Glusgow, dans
fatigue, la préoccupation, et, ajoute Crawford, l'angoisse de son esprit pour le comte de Bothwell ', lui donnèrent le lendemain, 16 octobre, la maladie la plus dangereuse. Elle tomba en défaillance et fut à la mort pendant plusieurs heures. La fièvre la saisit ensuite avec une extrême violence et la tint pendant plusieurs jours dans un insensible accablement. Lorsqu elle revint un j)?eu de cet état qui semblait désespéré * , elle se crut près de sa fin , demanda aux lords qui étaient présents de prier pôm* elle, confia son fils à la garde de la reine d'Angleterre ', et fit avertir son mari de la gravité de son mal*. Bothw^ell, convalescent^, était accoum auprès d'elle avec les autres
Maie. Laing^ p. 7^, et Sharon Tumer, History ofthe reigns of Edward the sixtli, Mary and Elisabeth j 2« édît. Londres, 1829, t. IV, p. 68, noie 56, et p. 73.
' tf And the great distress of her mind for the Earl of Bolhwell. » Crawfords Memoirs ms,, dans ^^Keith, p. 352, noley.
^ Lettres du conseil d'Ecosse à Tarchevéque de GJasg^ow, du 23 octobre ; de Du Croc au même, du 24 octobre; de John Lesly au même, du 27, dans Keith, Appendix n*» XIV, p. 133, 134, 135, et la lettre de Lething^ton au même, du 24 oct. 1566 y dans Malc. Laîng;, t. II , p. 73.
' Keith, p. 352, et Lettre de Marie Stuart au conseil privé d'Ang^leterre, du 18 nov. 1566. Dans Keith aussi, p. 354.
* Lettre de Du Croc à Farchevêque de Glasgfow, du 24 oct. 1566 , dans Keith, Appendix n^ XIV, p. 133.
* « M y lord Boythwell is hère, quha convalescis will of his w'ondis. » Lettre de J. Lesly, évéque de Ross, à l'archevêque de Glasgow, du 27 oct. 1566, dans Keith > Appendix, p. 136.