‹ Histoire de Marie StuatChapitre 148 sur 214 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

par la porte de Neither-bow et de réveiller de nouveau John Galloway. De retour au palais d'Holyrood, où se fit entendre encore une fois le cri des sentinelles * , BothweB demanda à boire pour calmer son agitation, et se mit précipitamment au lit*.

A peine y était- il depuis une demi-heure qu'un employé du château , George Hacket , frappe avec grand bruit à sa porte et veut être admis auprès de lui. On lui ouvre, et, tout bouleversé, il eqtre sans pouvoir dire un mot. Bothw^ell lui demande avec un extrême sang-froid de quoi il s'agit, — La maison du roi, répond George Hacket, a sauté en lair, et le roi est tué. — A cette nouvelle , Bothwell se montre indigné et s écrie : Fy I trahison*! U se lève, s'habille, confère avec le comte de Huntly qui

* Malc. Laing, t. II, etc., p. 371, 275, 380, 285.

' « My lord came into his ludgeing, and immédiate] y calHt for ane drink, and tuk off his cloathes incontinent, and zeit to his bed. » Dépositions de Powrie, ibid,, p. 271, et de Dalçleish, ibid., p. 275.

^ u And tarriet in his bed about half an hour, quhcn M' George Hacket corne lo the zet , and knocks, and desired to be in; and qiihan he came in, he appeared to be in ar.c greit effray, and was black as any pik, and not ane word (o speik^ My lord inquirit, quhat is the matter, man? And bc answerit, the kingis bouse is blawn up, and I trow the king be slayn. And my lord cryet : Fy, treasoun! » Dépositions de Poivrie, t6k/., p. 271 ; de Dalgleish, ibid.f p. 276.

Tavait rejoint, et tous les deux vont trouver la

reine'

L audacieux Bothwell, suivi d'une troupe de soldats, se rend ensuite sur le théâtre du crime. Le peuple d*Édimbourg, que le bruit de lexplosion avait éveillé, y était accouru dès laube du jour. Il s'était répandu autour de la maison détruite , sous les décombres de laquelle Nelson- avait été trouvé vivant *, et dans le verger où gisaient le corps du roi et celui de son page Taylor. Bothwell écarte la foule • qui était stupéfaite et saisie d*horreur, et il fait transporter ses deux victimes dans une maison voisine , sans permettre qu on en approche et qu'on les examine '. Mais il n'avait échappé à personne que le roi n'avait pas t de blessure apparente, qu'il n'était ni déchiré par la poudre, ni meurtri par la chute; que sa pelisse, intacte à côté dé lui, n'avait aucune brûlure, et que les deux cadavres n'auraient pas pu être lancés à une aussi grande distance par l'explosion de la maison renversée, sans en conserver des traces. Quelques joui's après , Damley fut en-

* Dépositions dePowrie, dans Malc. Laing^, t. II, p. 271; de Da%leisli , p. 276, et de J. Ilepburn , p. 285.

^ Déposition de Nelson, dans Lain[^, t. II, p. 294, et dans Anderson , t. IV, part, ii, p. 166, et Sharon Turner, t IV, p. 101, note 5.

3 Tytler, t. VII, p. 84, 85, d'après une lettre du 11 février, adressée par Drnry à Cccil, et dé(x>sée au State Pap. Off.

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