‹ Histoire de Marie StuatChapitre 172 sur 214 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

les protecteurs du prince son fils, d'un enfant dont ils avaient la garde, eux qui n'aspiraient qu*à anéantir elle et sa postérité, pour conduire toute chose dans le royaume à leur plaisir et sans contrôle \ » Afin d'encourager la fidélité de ses troupes et d'en accroître le nombre, elle promit de leur distribuer les terres et les possessions des rebelles , dont chacun aurait une part proportionnée à sa valeur et à ses services*. A cheval, précédée de l'étendard d'Ecosse, et habillée d'une cotte rouge qui ne lui venait qu'à mi-jambe', la reine, qu'avaient jointe les lords Seton, Yester et Borthwick ^, mena son armée jusqu'au coteau de Carberry-Hill , à six milles d'Edimbourg, du côté de l'est où elle campa.

Les lords confédérés, ayant appris sa marche le samedi vers minuit, sortirent d'Edimbourg le dimanche entre deux et trois heures du matin ^ et se

^ DansKeith, p. 400.

* tt Promissing them , in recompence of their valoroas service, thelands and possessions of the rebels^ which should be distributed according to the rnerit of every man. » Ibid.

* Récit du capitaine dlnchkeitb, dansTeulet, t. II, p. 162. •Tytiep, t. VII, p. 129, 130.

* tt Les seig^neurs estant advertis et craignant que la royne ou le duc se présentassent devant le château de cette ville, qui promettoit toujours de tenir bon si elle faisoyt (jens, commencèrent à desloger dimanche à deux hcurcs après minuit, pour aller comballrc près de Seltoii. » Du Croc à Charles IX , 17 juin , dans Teulet , t. II , p. 173. — « Upôn

portèrent à sa rencontre. A la place du lion d'Ecosse \ ils avaient peint sur leur bannière Tassassinat de Damley, A côté du cadavre du roi gisant sous un arbre , ils avaient représente son jeune fils à genoux s*écriant : 0 Dieu ! juge et venge ma cause ' ! La vue de cette lugubre bannière avait ému le peuple d'Edimbourg, et exaltait au dernier point les soldats confédérés. Les deux armées furent d'assez bonne beure en présence : celle des lords se posta sur la hauteur de Musselbourg , à une demi -lieue de celle de la reine *. Séparées par un petit ruisseau, placées Tune et l'autre dans une position de difficile accès, elles étaient à peu près d'égale force, mais elles différaient de composition et d'esprit. Du côté de la reine, point ou presque pas de noblesse^, des

the morne at twa hours of ibe mornîng, thair trumpet blew and they for the maist part maide thame till thair horses. >» James Béton à Tarchevèque de Glasgow, 17 juin 1567, dans Laing, t. Il, p. 112.

* ti La royne en sa bandière portoyt un lion, qui sont les armes de ce royaume. » Du Croc à Charles IX, 17 juin 1567, dans Teulet , t. Il, p. 177.

3 Récit du capitaine d'Inchkeitb. Teulet, t. Il, p. 164, 165. — Lettre de Du Croc à Charles IX du 17 juin. Ibid., p. 177.

» Lettre de Du Croc à Charles IX. Ibid. , p. 173, —Récit du capitaine d'Inchkeith. Ihid,f p. 163.

* « En nostre armée il n'y avoit ni comte, ni grand sei- Qticur, n'est milord Ross et milord Borthike. » Récit du capitaine d'Inchkeith , dans Teulet, t. II, p. 166.

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