CHAPITRE VI
reté conti'e les inconstances possibles de la reine* Il avait laissé le mystërieux dépôt dans le château d'Edimbourg sous la garde de deux de ses complices , George Dalgleish et James Balfour. Soit par un effet du hasard , soit par la trahison de l'odieux Bal* four*, qui s'était réuni, comme plusieurs autres, à la confédération sous le prétexte de punir un crime dans lequel il avait trempé j Dalgleish avait été saisi avec les papiers qu'il portait. W. Powrie, portier de Bothvrell , avait eu le même sort. Interrogés l'un et l'autre le 23 et le 20 " juin, ils avaient raconté devant la justice comment s'était ourdi et exécuté le complot contre la vie du roi. Les dépositions de ces deux serviteurs de Bothwell avaient permis de poursuivre plus sûrement encore ce grand criminel, que les lords du conseil secret avaient commandé de saisir dans Dtmbar et de conduire à Edimbourg
^ u Bothwell sent a servant to sir James Balfour to savé a liille silver cabinet which the qiieen had given him. Sir James Balfour delivers the cabinet to the tnessetiger, and ander-hand çivetfa advice of it to the lords* In thié cabinet had Bothwell kept her lelters of privacy he had from the queen : thus he kept her letters to be an awe-bond upon lier, in case her affection should changée. By the taking^ of this cabinet many particulars betwi&t the queen and Bothwell were clearly discovered. Thèse letters... were in french, with some sonnets of her owne making* n Knox , jffisiory of the reformation in Scotland, t. II , p. 662.
' Dépositions de Powrie et de Dalgleish , dans Anderson | t. II, p. 165 et 173, et dans Malc. Laing, t. II, p. 268 et 374.
pour y êti'e puni comme meurtrier du roi ' . En même temps que les aveux de Dalgleish et de Powrie mettaient la culpabilité de Bothwell hors de doute, les pièces trouvées dans laxassette d'argent fournissaient contre la reine des armes terribles à ceux qui voudraient l'accuser et la perdre. Telle était la situation des choses au moment où Robert Melvil reparut au milieu des confédérés.
Melvil, qui avait fait part à Elisabeth de l'intention où étaient les lords du conseil secret de déposer la reine, annonça aux lords du conseil secret qu'É* lisabeth les approuvait et les soutiendrait » dans leur honorable entreprise *. » Il se rendit ensuite à Lochleven. Il remit le 1*"" juillet la lettre de la reine d'Angleterre à Marie Stuart, qui ne put le voir qu'en présence de Lindsay et de Ruthven. Le croyant toujours un serviteur fidèle et dévoué, Marie Stuart exprima d'amers regrets de ce qu'on ne la laissait pas s'entretenir avec lui en particulier *. La mission de Melvil fut assez soudainement suivie d'une mission toute différente confiée par Elisabeth à Nicolas Throckmorton qu'elle chargea de négocier la déli-
\ ' Proclamation du 26 juin 1567, dans Keith, p. 408.
» Lettre de Melvil à Cecil, !•' juillet 1567, au State Pap. OfF., et dans Tytler, t. VII, p. 149.
* Déclaration de Melvil, Hopetoun mss., et Lettre de sir J. Melvil à Drury, 8 juillet J 567, au State Pap. Off., et dans Tytler, t. VU, p. 153.