‹ Histoire de Marie StuatChapitre 184 sur 214 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

les lords du conseil secret. Ils résolurent de la metti'e dans l'impossibilité future de leur nuire en la déposant. Cette déposition fut préparée sous la forme d'une abdication volontaire qui dépouillât la reine sans la dé^ader. Us dressèrent donc trois actes qui devaient être signés par Marie Stuart. Le premier était vine renonciation au gouvernement du royaume dont elle se déclarerait fatiguée et se délivrerait, comme d'un fardeau qu'elle n'avait plus ni la force ni la volonté de porter : elle devait de plus y autoriser le couronnement de son fils '. Le second et le troisième * conféraient la régence au comte de Murray pendant la minorité du nouveau roi et désignaient pour gouverner en son absence le duc de Cbàtellerault, les comtes de I^ennox, d'Argyle, de Morton, d'Athol, de Glencairn et de Mar, qui remplaceraient Murray s'il n'acceptait pas la régence. Dans le cas où Marie Stuart se refuserait à signer ces actes, les lords assemblés étaient décidés à la

lord Bothwell for lier fausband, but avoweth constantly, tbat she will Hve witb him ; and saiih that if it were put to her choice, 1o relinquish her crown and kingdom or the lord Bothwell , she vould leave her crown and king^dom to go as a simple dainsel with him, and that she will never consent that he shall fare worse, or bave more harm than berself. » Throckmorton à Elisabeth, 14 juillet 1567, dans Robertson, appendix n** XXII.

* Cet acte est dans Keith, p. 431, 432.

^ Ils sont aussi dans Keith , p. 430 à 433.

poursuivre et à la faire condamner : V pour viola* tien de leurs lois; 2* pour incontinence avec Bothwell et avec d'autres ; 3" pour complicité dans le meiu*tre du roi y son maiû, prouvée^ disaient-ils, par des écrits de sa propre main et par d* autres témoignages \

Le 25 juillet ^ au matin , le farouche Lindsay el Tinsinuant Robert Melvil partirent d'Edimbourg et se rendirent à Locbleven : Tun portait les trois actes qui devaient changer lautorité de main, Vautre avait la mission de prévenir la reine des dangers auxquels elle s'exposerait si elle n'y souscrivait pas. Melvil la vit le premier. Il l'instruisit de tout*, Leclat d'un procès au lieu d'une démission , la colère des lords envers elle rendue implacable, sa diffamation devenue certaine, la perte de sa couronne restée inévitable , et peut-être sa vie mise en péril :

* « They mean to charge her with thèse three crimes, thet is to sfty tyrannyy for breach and violation of their laws... Secondly, to chargée her with incontinency as well wilh the Earl Bothwell as with others... Thirdly to charge her with the murder of her husband , whereof (they say ) they bave as apparent proof against her as may be, as well by the testimony of her own hand-wriling, which the bave recovered , as also by sufficient witnesses. » Throckmorton à Elisabeth, Edimbourg, 25 juillet 1567, dans Keith, p. 426.

' u The lord Lindsay departed this morning A*om this town to Locbleven , » dit Throckmorton dans sa lettre du 25 juillet à Elisabeth, dans Keith, p. 435, — Les trois acte« susmentionnés portent la date du 24. Keith, p. 431, 432, 433.

•Tytler, t. VII, p. 165, 166.

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