‹ Histoire de Marie StuatChapitre 199 sur 214 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

cbevéque de Saint- Andréa et le lord Claude qui était allé à sa i*encontre avec cinquante chevaux'.

Parvenue dans cette place de sûreté , elle fit un appel à tous ses partisans. Elle envoya Hepburn de Riccarton, serviteur de Bothwell, à Dunbar, afin qu il s assurât de cette importante ville , et qu'il allât ensuite en Danemark prévenir son maître qu elle était libre de nouveau ^ et qu elle ne tarderait sans doute pas à redevenir puissante. En même temps que ses premières pensées se tournaient vers celui dont l'adversité l'avait séparée , mais qu elle aimait encore, Marie Stuart envoyait en France le frère de Tavchevêque de Glasgow, John Béton, pom' être secourue' dans la lutte qui allait recommencer et qu'elle ne croyait pas si près de finir.

La nouvelle de son évasion s'était soudainement répandue et avait été joyeusement accueillie. Tous ceux qui l'avaient naguères soutenue , tous ceux à qui la pitié pour ses malheurs avait fait mettre en oubli ses égarements, tous ceux que l'administration dure et hautaine de Murray avait rendus mécontents, accoururent autour d'elle. La plus grande partie de la noblesse se déclara en sa faveur.

* Labanoff, t. VII, p. 135 à 138. — Tytler, t. VU, p, 212.

* Memoir towards Riccarton au St. Pap. Off., et dans Tyder, t. VII, p. 212.

> Ketth, p. 472, 473, et note a de la p. 473.

iU MÀRIË STUAKT.

En peu de jours , huit comtes , neuf évêques , dixhuit lords , douze abbés ou prieurs , et près de cent barons signèrent une ligue pour la rétablir sur le trône ^ Revenant elle-même sur son abdication , elle la déclara nulle comme ayant été forcée, et elle cassa tous les actes qui avaient élevé Murray à la régence comme entachés de trahison. Les comtes d'Argyle^ de Cassilis, d'Lglinton, de Rothes, les lords Somervil, Yester, Livingston, Herries, Fleming, Borthwick se joignirent avec leurs vassaux aux Hamilton et aux Seton , et la reine se trouva bientôt à la tête d'une ai*mée de six mille hommes', décidés à défendre sa personne et à restaurer son autorité. L'ambassadeur de France, Villiers de Beaumont, que Charles IX venait d'envoyer en Ecosse*, la rejoignit , reconnaissant en elle la vraie souveraine du pays. La reine Elisabeth , de son côté , envoya le docteur Leighton la féliciter sur sa délivrance et lui offrir de contraindre ses sujets à la soumission, si elle

* Le bondy signé le 8 mai , est dans Keith, p. 475 à 477, avec les noms de ceux qui y prirent part.

* Keith , p. 472.

* Il arriva à Edimbourg le 22 avril 1568, et remit des lettres de Charles IX à plusieurs seigneurs écossais : u que j'ay trouvés, dit- il, fort affectionnés à son service, et (h celui) de la royne,sa sœur, leur prisonnière, leur naturelle princesse, n M. de Beau mont a la reine mère, 4 mai 1568, dans Teûlet, t. Il, p. 203.

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