‹ Histoire de Marie StuatChapitre 31 sur 214 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

magne. Il avait été d'abord inspiré par Tesprit de Luther. Dès 1525 un acte du parlement avait défendu d'introduire dans le royaume les ouvrages de ce novateur redouté et avait proscrit ses doctrines. Mais ni les lois ni les supplices n'avaient an*êté les progrès de la pensée pieuse et austère qu'avaient embrassée et pour laquelle avaient été brûlés des abbés, des prêtres, des moines bénédictins, des chanoines de Saint-André, des gentilshommes. Le confesseur même du roi, Seton, qui s'y était montré trop favorable , avait été obligé de s'enfuir en Angleterre pour ne pas périr sur le bûcher, où , dans la seule année 1539, étaient montés sept martyrs du protestantisme. En 1541 le parlement avait défendu, sous peine de confiscation et de mort, de (Contester en rien l'autorité du pape ' .

Mais peu de temps après tout avait changé de face sous la régence du comte d'Arran. Celui-ci , que ses intérêts avaient d'abord rapproché dé l'Angleterre, s'était entendu avec les lords des articles pour autoriser la lecture de la Bible en langue vulgaire, et tolérer les prédications des novateurs évan-

' Voir poar toute cette période : Keith, Appendïxy p. 1 à 12, eithe TVorks of John KnoXy collected and editcd by David LaÎDg, Edînburgh, prînted for the Wodrow Society, 1846, 1. 1, p. là 76, et the lÀfe of John Knox, containing Illustrations of ifac History of the Reformation in Scot]and,elo., by Thomas M*Crie; third édition. Edinburgfa, 1814, l. I, p. I à 37, et Mémoires de J, MelvUy t. I, p. 1 ji 12. Ton. I. o

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géliques. L'uii de ces derniers, Georges Wisbart, revenu alors d'Angleterre, où il s'était réfugié, avait répondu la réforme en Ecosse et compté pai*mi ses disciples le fameux Knox , dont il fut le yrsà prédécesseur dans la propagation et l'établissement du protestantisme, C'était un homme d'un esprit élevé , d'une âme tendre, d'une dévotion un peu ascétique, et qui joignait imç extrême douceur à des convictions ardentes \ l\ avait prêché avec de grands succès à Montrose, à Dundee, à Perth, à Ayr contre les dogmes de l'Église romaine et la vie désordonnée de3 ecclésiastiques. U avait rencontré l'appui zélé du comte de Glencairn^, du comte MarshalP, de sir Georges Douglas, frère d'Arohibald, comte d'Angus^, des lairds de Brunston*, de LongrNiddry®, d'Ormiston'^, de Calder* et de Loch*]Sorri« ^, La

• The Works of John Knox, History ofthe reformation y 1. 1, p. 125 et suiv. ^ M'Crie, t. I, p. 41, 42, 43.

' Alexandre, cinquième coiptc de Glençairn, mort en 15*74* -* Knox, History^ etc., t. I, p. 72, note 4, et p» 127,

• William, quatrième comte Marshall , mort en 1581. — Ilnd., p. 126, note 2. — * /6m/., p. 77 et p. 135, note 5.

• Alexandre Crichton , laird de Drunston , dans le Mid«> Lothian. — • Hugh Douglas, laird du Long-Niddry, Itid., p, 134, note 3, p. 136. — ' John G>ckburn, laird d'Oruiiston dans le Lothian oriental, Ibtd, y p, 134 et 135, note 3.*^ ' James Sandilands, laird de Calder dans le Lothian occidental, et chevalier de Saint-Jeau-de-Jérusalem. Jbid.y p. 249, note 2. — • George Crawfurd, laird de Loch-Norris dans TAyrshire. Ibid,, p. 127, note 1.

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