‹ Histoire de Marie StuatChapitre 33 sur 214 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

vateui^s du temps , il n'avait coimu dans sa jeunesse que le latin, et c'était seulement après 1534 quil avait étudié le gi*ec, récemment introduit en Ecosse par un professeur arrivé de France, et en 1550 qu'il avait appris l'hébreu sur le continent lorsque la conclusion de la paix avait mis un terme à sa captivité '. En possession de ces trois instruments d'in* novation, disposant d'un savoir religieux étendu, animé d'un esprit puissant, emporté par un zèle sans pareil, ayant mie éloquence entraînante et mi caractère indomptable, il s'était consacré à sa cause partout où elle avait eu besoin de lui. Il s'était rendu en Angleterre pour y coopérer à la réforme poussée plus loin sous Edouard YI ^, avait quitté ce pays lorsque la reine Marie y avait rétabli le catholicisme, était allé gouverner une église de réfugiés de langue anglaise à Francfort, s'était transporté ensuite à Genève, où il avait eu pour maître et pour ami Calvin, qu'il égalait en inflexibilité et surpassait en énergie'. La politique tolérante de Marie de Lorraine lui ayant ouvert son pays en 1555 *, il y rentra, et se prépara à devenir l'organisateur religieux de l'Ecosse et son dominateur moral.

Knox décida alors les partisans du christianisme

* M'Crie, lÀje oj John Knox, 1. 1, p. 4 à 8. *M'Crie,t.I, p. 78 à 122.

» M'Crie, p. 122 à 150. — Tytler, t. VI, p. 89.

* Tytler, t. VI, p. 89. — M'Crie, l. I, p. 176.

Informé a ilë plus assister comme ils Tavaient tait juéqué-là aux cérémonies de l'église établie , et à se ^parer ouvertement des catholiques. Il gagna en même temps à ses doctrines trois hommes jeunes et considérables , qui devaient jouer un grand rôle dans les affaires de leur pays. liOrd Jatnes Stuart *, frère naturel de la reine et prieur de Saint- André , non tnoiils remarquable par les fortes qualités de son caractère et la vigueur de son esprit que par sa haute pOsitioti^ embrassa le protestaiitisttle avec Archibald, lord Lorti, fils du comte d'Argylë *, et lord John Erskine *. Detix d'entre eut fmtînt plus tàlil régents d'Ecosse, soUs le nom de comte de Murray, et de comte de Mar. Unis à d'aiitres barofis puissants , tels que le comte de Olencairn , le comté Marshall^ sir James Sandilaiids, appelé le lord Sainte John parce qu'il était prieUr de l'ordre dé Saint-^ Jeaii-desTérusalem ^ Erskitie de Diin^j ils se formè-

*• Fils de Jacques Y et de Marguerite Erskine^ fille de lord John Ërskine, comte de Mar, né en 1533*

' De la maison anglo-normande de Campbell, qui s'établit en Ecosse dans le douzième siècle sous Malcolm IV. Il succéda à son père coitime cinquième comte d*Argyle en 1558i

* Troisième fils de lord J^ Erskine* Il devint comte de Mar en 1565. M'Crie, 1. 1, p. 118, 179. Knox, History ofthe refornmtioriy t. I, p. 249, 250.

* Laird de Dun dans le Forfarshlre, entre Hloillrose et Brechin, Tun des premiers et des plus fervetits soutiens de la réforme en Ecosse. — Knox, t. I, p. 59 et p. 249, note 1.

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