CHAPITRE 11. 7f
rent, d'après les conseils de Knox, en congrégations religieuses. Ils s'engagèrent solennellement à maintenir et à propager la prédication de TÉcrittire. Le clergé ^ ciroyant intimider Knox , le cita à comparaître dans Edimbourg. Le hâ^di réfortnateut* y vint^ mais pour y exposer publiquement la croyance réformée. Pendant Ala jours, il monta en chaire soir et matih , et prêcha devant ilne foule immehse attirée par son éloquence et séduite par ses ejtplications des livres évangéliqUes ^ sans que personne entreprit de s'y opposer ' . Le peuple j que ses sermons exaltèrent au dernier point , dispersa la procession annuelle de Saint-Giles, patron de la Ville, et jeta la statue du saint dans le lac *,
Après avoir répandu dans la noblesse et pdrnii le peuple les nouvelles doctrines, il ne restait plus qu'à les faire admettre dans le royaume. Knox espéra y parvenir. Il présenta à cet effet une requête à k régente. Mdis celle-ci la reçut dvec le pltis offensant déilain', et comprit qu'il était temps d'arrêter la marche d'une révolution également dangereuse pour la croyance de l'Église et pour l'ordre de l'État. Le clergé n'eut pas de peine à lui persuader qu'il fal-
* M'CrIe, t. î, p. 183. —Knox, Hisfônj of the rtfomâthn in Sicotldnd^ 1. Ij p. 251, 252.
* Knox, Histoiy, etc., t. I, p. 260, 261. — Tyller, t. VI, p. 90, 9l.
» Knox, Histoii/, de, t. I, p. 252. — M'Crie, I. I, p. J86,
7â MARIE STUART.
lait sévir contre Knox et conti*e les innovations dont il se rendait le séditieux propagateur. Il obtint lautorisation de poursuivre et de condamner ce redou* tiible adversaii'e, qu'il avait cherché à faire tuer dans le comté d'Ângus.
Knox mettait son courage à braver utilement les périls « mais non à y succomber certainement. Il mêlait la prudence à Texaltation , et selon les rencontres il savait se dévouer ou se réserver. Voyant alors que le moment d accomplir dans le culte le changement auquel il aspirait n'était pas encore venu, il se retira devant l'orage prêt à fondre sur lui et se rendit de nouveau à Genève , où il était appelé comme pasteur ^ Une sentence de mort fut prononcée contre lui , et on le brûla en effigie sur la place de la haute croix à Edimbourg *. Enhardi par sa condamnation et sa fuite , le parti catholique se flatta d'intimider également les autres prédicateurs de la réforme qui parcouraient le pays dans tous les sens. John Douglas, carmélite converti au protestantisme et chapelain du comte d'Argyle, avait remplacé Knox auprès de la congrégation d'Edimbourg; Paul Methven prêchait publiquement à Dundee ; l'Anglais John Willoch répandait la croyance évangélique dans les comtés d'Angus et
* M'Crîe, t. I, p. 189, 190. — Knox, ffùtory, etc., t. I, ' M*Crie, (. ï, p. 190. — Knox, History, elc, 1. 1, p. 254.