CHAPITRE II
tcsUints demandèrent des secours à Elisabeth , et la régente pressa Henri II de lui envoyer des renforts. En attendant, un armistice fut conclu le 24 juillet jusqu'au 10 janvier 1560 ', et Ton s'engagea de part et d'autre à se respecter dans l'exercice de sa foi. Lés lords de la congrégation convinrent d'évacuer Edimbourg, d'où ils sortirent le 25 juillet 1559 et où la régente promit de ne pas introduire de garnison française. Des deux côtés on mit le temps de l'armistice à profit pour se fortifier. Henri II venait de mourir, et les forces de la France rendues libres par la paix de Cateau-Cambrésis paraissaient être plus que jamais à la disposition de Marie de Lorraine , dont la fille était montée sur le trône de ce puissant pays. Aussi un petit corps de troupes lui fut immédiatement envoyé, et la cour de France, que gouvernaient ses deux frères, prépara une expédition que devait commander le marquis d'Elbeuf. François II fit partir M. de Bethencourt pour l'Ecosse avec une somme de quatre -vingt mille livres *. II écrivit ime letti'e menaçante au prieur de Saint -André', et chargea Bethencourt d'annoncer tout haut qu'il jouerait la couronne de France plutôt que de ne pas ramener l'Ecosse à l'obéissance *.
* n est dans Keilh, p. 98-99, en huit articles.
* Negociadonsy etc. y relatives au règne de Françm JJ, par L. Paris, p. 12 à 17.
•Tytler, t. VI,p. 162.
* u Lord Bettancourt bragg^ed in his crédit, afier he had
Pendant que la régente receveût des troupes qu elle plaçait dans Leith, dont elle relevait les fortifications, afin de dominer le détroit du Forth et d'empêcher de ce jcôté les approches d'Edimbourg, la congrégation des frères n'était pas demeurée inactive. Knox , secrètement dépêché à Berwick ' , y avait conféré avec sir James Crofts , commandant anglais de cette place forte, et avait réclamé des vaisseaux pom* mettre en sûreté Dundee et Pertb , des soldats pour résister aux troupes françaises et de l'argent pour payer la noblesse hors d'état de rester longtemps en campagne à ses propres frais. Il avait ep outre écrit à Cecil que leur destruction entraînemit la ruine de sa maîtresse , le suppliant dans les termes les plus pathétiques de la décider à les secourir, m h^ gentilshommes de ces districts, lui avait-il dit, sont prêts à faire les derniers efforts si vous leur venez en aide, Par les entr$^illes mêm^ dç Jésiis*Cbrist , je vous £((^ure de vous prononcer nettemeqt ', >»
Cecil partageait les sentiments de Knox. Il n'avait
dellvered his menaclng letter to the prior (à lord James), that the king and his council would apend the crown of Friiqce, uulefs ihey had our fuU ohediepce. n Lettre m», d^ Knox à Cecil, 15 août 1559, citée par Tyller, t. VI, p, 159.
* Ms. Instructions State Paper Office, dans Tytler, t. VI, p. 147-48-49.
^ Lettre de Knox du 15 août, adressée à Cecil, et extraite du State Paper Office par Tytler, t. Vï, p. 158, 159.