‹ Histoire de Marie StuatChapitre 4 sur 214 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ble noblesse. U s*ëtait alors engagé entre e^\ et les grands barons une lutte politique qui avait succédé à la lutte nationale entre les Écossais et les Anglais. Les grands barons, dont plusieurs étaiept à la fois çhtffs de clans et seign^ui^s féodaw t disposaient de forces considémbles. Le ch^f seul des Douglas noirs, qui défendait leç piarcbes écossaises dans les régÎQps du sud , avait mille à quinze cents cavalieni pour escorte ordinaire et pouvait mettre quarante m^Uc bommes ^n campagne. Les rois, au cputrair^, n'avaient ni troupes permanentes , pi ressources finanpières. Leur force résidait uniquement daps le tftre royal, qui n'était pas toujours respecté, et leur principal moyen d'action se trouvait dans le dévouement passager pt alternatif des grandes faipHlcs, qu'ils employaient les unfs conti*e les autres. Mal* gré cet état de faiblesse , la dynastie téméraire des Stparts, montée par 1^ femmes sur le trône de Robert Bruce, poursuivit depuis 1423 jusqu'à 1542 r^baUsepiept de la baute noblesse.

Ce fut Jacques I*"^ qui compipnça cette difficile entreprise. Revenir d'Angleterre ep Ecosse après dixbuit ans 4^ captivité , il prit le gouvernement anglais pour modèle et voulut l'établir dans son pays. Afin de briser toutes les résistances, il fit une expédition dans les Highlands et s y empara de plus de quarante cbefs de clans. H attaqua ensuite plusieurs des grands lords qui commandaient en souverains

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dans leurs terres, fmppant ainsi les deux aristocra* ties dont lexistence gênait l'exercice du pouvoir royal. Il interdit les confédérations des barons ; divisa en deux chambres le parlement d'Ecosse , qui formait une assemblée unique où dominait la grande noblesse; fortifia la justice générale, à laquelle il voulut soumettre, dans des assises tenues quatre fois l'an par tout le royaume , les contestations qui se vidaient les armes à la main , et reprit à leurs illégitimes ou rebelles possesseurs les comtés et les domaines qu'ils avaient usurpés sur la couronne ou dont ils se servaient contre elle. Mais la noblesse, alarmée de ses innovations et de ses sévérités, en arrêta le cours par un meurtre. Un complot se forma contre lui, et les conjurés, l'ayant surpris dans Perth, l'y tuèrent le 14 janvier 1437.

Tous les changements qu'il avait introduits dans l'État disparurent sous la minorité de son fils Jaccjfies II, qui reprit toutefois ses desseins lorsqu'il fut devenu majeur. Le comte de Douglas , le plus grand baron du sud, s'était ligué avec le comte de Crawford très-puissant dans l'est, et le comte de Boss qui maîtrisait le nord. Jacques II , n'ayant pas pu obtenir de lui qu'il renonçât à cette confédération , le poignarda de sa propre main dans le château de Stirjing, où il l'avait fait venir sur la foi d'un sauf-conduit. Après cet acte de trahison et de violence, une yuerre siins merci éclata enti'e les

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