CHAPITRE H
toutes les églises^ y veiller à ce que les ministres ordinaires eussent une vie réglée, et jouissent d'un bien-être suffisant, le peuple prit des mœui*s chrétiennes , les pauvres trouvassent des secours^ la jeunesse reçût de l'instruction *. Ce fut d'après le livre de discipline que se formèrent ces écoles de paroisse auxquelles l'Ecosse a dû plus tard les lumières qui se sont répandues dans les classes inférieures de la population et la prospérité qui s'est accrue dans le pays, (c Afin de pourvoir, y était-il dit, à l'éducation vertueuse et pieu^ de la jeunesse, chaque paroisse dura son mattre d école capable au moins d'ensei* gner la grammaire et là langue latine dans les villes
d'ime certaine importance Quant aux paroisses
de la campagne où le peuple se réunit une seule fois par semaine pour assister au service divin, le lecteur ou le ministre enseignera à la jeunesse les rudiments de la doctrine chrétienne spécialement d'après le catéchisme de Genève *. »
Le livre de discipline qui affectait les biens du clergé catholique au service du culte réformé, à l'instruction du peuple et au soulagement des pauvres, et qui exposait les seigneurs laïques aux censures sévères des pasteurs ecclésiastiques, ne convenait pas à la noblesse, qu'il aurait dépouillée et
• Voir, pour toute cette organisation, Ktiox, t. Il, p. 186 à 258, et Tytler, t. VI, p. 218, 219. ^ Spottiswood, p. 154 h 160.
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assujettie. Aussi n'obtint-il pas le même assentiment que la confession de foi. Plusieurs barons refusèrent d'y souscrire; d'autres l'éludèrent après y avoir adhéré ^ Ils voulaient garder les biens qu'ils avaient pris et ne se souciaient pas, comme ils le disaient, u de conduire uniquement la brouette pour bâtir la maison du Seigneur^. » Mais à part cette dissidence , l'ancienne noblesse et la nouvelle église agirent d'ac« cord contre le clergé romain qu'elles détruisirent, l'influence française qu'elles annulèrent et le pouvoir royal qu'elles affaiblirent. Le traité d'Edimbourg et les actes du parlement d'août 1560 firent de l'Ecosse une sorte de république protestante , conduite par des seigneurs et des ministres, et placée sous le protectorat de l'Angleterre. Les lords de la congrégation n'hésitaient pas a dire : « que la reine Elisabeth ayant pourvu à la sécurité et à la liberté de l'Kcosse, le royaume lui était plus obligé qu'à son propt^ souverain *. >»
Le parlement, en l'absence de la reine, désigna pour administrer la justice et gouverner le royaume
* Knox, History, etc., t. II, p. 128, 129.
* u We mon now forget oiir sciffis, and beir ihe barrow lo buyld ihe bouses of God. » Knox, History, etc., t. Il, p. 89.
* « Tbat in providing for the security and liberty of Scotlajad , the realm vvas more bounded to Fier Majesty tban to iheir own sovereign. » Lettre ms, du 17 juillet 1560, au St. Pap. Off., et dans Tytlor, !. VF, p. 201.