‹ Histoire de Marie StuatChapitre 58 sur 214 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

inent de la messe comme le retour de Tidolàtrie. u .Vaimerais mieux, disait Rnox, voir débai*quer dix mille ennemis en Ecosse que d'y voir célébrer une seule messe ^ n Aussi, lorsque, le dimanche qui sui*vit Tamvée de Marie Stuart, la messe fut dite dans sa chapelle privée, le parti protestant s'émut et se souleva presque. Les ministres menaçaient. Le peuple murmurait. On disait de toutes parts : — Ne souffrons pas que C idole soii rétablie dans ce royaume ^* Le fanatique maître ^ de Lindsay , revêtu de sa cuirasse , suivi d'une troupe aussi emportée que lui, entra dans la cour du palais d'Holyrood , en criant qu'il fallait mettre les prêtres à mort^. Lord James ^ qui avait prévu ce tunmlte, le dissipa^. Résolu à ne pas laisser troubler la liberté religieuse de sa

* « That one messe (their war no more suffered ai the first) was more fearfall to bim than if ten thouMnd armed etieinye» were Landed in any partie of the reaime* •> Rnox, The History, etc., t. II, p. 216.

' « And iiien began openlie to speack , a shall that idoll be suffered agane to take place withia thls realm ! n it shall not. » Kqox, ibid., p. 270.

* On appelait maître le Bis aine d'an lord. Ce Patrick Lind« say de Byres succéda au titre de son père comme sixième lord de ce nom en 1563.

* H The lord Lindsay (then but maister) with the gentilmen of fyiff, and others, plainlie cried in the close « the idolater preast should dye the death m according to God's law. » Knox, ihid.y p. 270.

* Ruox, iinJ., p. 271.— Tytler, t. YI, p. 277.

sœur 9 il s'était placé à la porte même de la chapelle. Opposant son autorité et son énergie à ce fanatisme tumultueux , il protégea les chapelains de la reine, qui achevèrent en paix la cérémonie catholique , au grand scandale de Knox , dont le courroux ne ménagea pas lord James.

En effet , peu de temps après cette scène , Knox écrivit à son ami Calvin : « L'arrivée de la reine a troublé la tranquillité de nos affaires. Elle était à peine revenue depuis trois jours que l'idole de la messe était relevée. Quelques 'hommes graves et de beaucoup d'autorité ont voulu s'y opposer en disant que leur conscience purifiée ne pouvait pas souffrir qu'on souillât de nouveau la terre que le Seigneur, par l'efficacité de sa parole, avait purgée de l'idolâtrie étrangère. Mais comme la majeure partie de ceux qui adhèrent à notre foi en a pensé autrement, l'impiété est restée victorieuse et acquiert aujourd'hui dé nouvelles forces. Ceux qui l'ont emporté donnent pour raison de leur indulgence que tous les ministi'es de la parole sont d'avis, et que tu assures toi-même , qu'il ne nous est pas permis d'empêcher la reine de pratiquer sa religion. Bien que je combatte cette rumeur, qui me parait très-fausse, elle a pénétré si avant dans les cœurs qu'il m'est impossible de l'en faire sortir, à moins que je ne sache de toi si la question a été soumise en effet à votre Éf^lise et comment ont répondu les frères. Je

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